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Les professeurs en attente : « Il faudrait que le ministre pointe le bout de son nez »

Un enfant devant un ordinateur regarde son enseignant écrire des additions au tableau.

Quels seront les impacts du retour en classe?

Photo : getty images/istockphoto / pinstock

À moins d’un mois du début des classes, bien des questions demeurent en suspens. Le masque sera-t-il obligatoire pour les élèves du secondaire? Quand sonnera la première cloche? Québec prévoit partager son plan final de retour à l’école la semaine prochaine. Ce sera trop tard, selon le syndicat qui représente des enseignants de Trois-Rivières.

Claudia Cousin, la présidente du syndicat des enseignants des vieilles-forges, termine ses vacances et anticipe déjà des semaines difficiles à venir. S’il est déjà éreintant de préparer une rentrée scolaire, celle qui est à nos portes nécessitera assurément plus de temps pour respecter tous les protocoles qui seront mis en place.

Les parents se posent beaucoup de questions, le personnel enseignant aussi. La rentrée, c’est dans trois semaines. Il va falloir que le ministre pointe le bout de son nez à un moment donné, car il faut commencer à s’y préparer. On aura besoin de plus de journées pédagogiques mettre tout en place, explique la présidente.

Au cœur des inquiétudes, les enfants en trouble d’apprentissage qui ont été privés d’orthopédagogie ou d’orthophonie entre mars et juin. Il faudra trouver une façon de remonter la pente, mais pour l’instant Québec n’a annoncé le déploiement d’aucune ressource supplémentaire pour pallier le retard.

Si on ne fait rien pour eux, on pourra éventuellement dire de cet enfant-là, c’est certain... c’est un enfant de la COVID-19 parce qu’il va y avoir un creux entre leurs acquis et les acquis qu’ils auraient dû avoir à ce moment-là. Il n’a pas reçu les services nécessaires à son retour. Est-ce qu’on veut hypothéquer une génération d’enfants parce qu’il n’y a rien qui a été fait dès la rentrée? On a besoin de ressources additionnelles.

Masque et décrochage

Le couvre-visage pourrait finalement être obligatoire au secondaire. Un défi de plus pour le personnel des classes adaptées aux adolescents handicapés.

Les étudiants qui éprouvaient de graves difficultés scolaires et qui ont depuis la suspension des classes atteint l’âge de 16 ans seront-ils de retour?

Ils ont l’âge de ne plus être à l’école et ils ont goûté au marché du travail. Vont-ils avoir envie de rester sur le marché du travail? Le mieux pour eux ce serait de revenir à l’école, évidemment, conclut madame Cousin.

Casse-tête pour les parents

Déjà, la liste de matériel scolaire a été acheminée aux parents et les libraires chargées de la distribution doivent aussi changer leur façon de travailler.

Une femme est en train de placer des livres scolaires dans une boite.

Rencontrée à la librairie L’Exèdre de Trois-Rivières, Éliane Sainte-Marie admet que la commande est imposante.

Photo : Radio-Canada

Nous distribuons les cahiers d’activités dans lesquels les enfants font leurs devoirs. On fournit également les lectures obligatoires en français et en anglais. Normalement, ce sont environ 2000 familles qui passent récupérer ces livres ici. On se voyait mal cette année leur demander de faire la file dehors avec leur masque, explique Éliane Sainte-Marie.

Cette année, la librairie se déplacera donc à l’école pour procéder à la vente de livres.

Les libraires reçoivent donc le matériel de leur fournisseur, le classe, le prépare pour s’assurer d’en avoir suffisamment pour chaque enfant, le réemballe et l’expédie directement à l’école. Une gymnastique pour le moins compliquée, sans savoir à quel moment la première page sera tournée.

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