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L’Est de l'Ontario, nouveau terreau fertile pour les tornades?

Un arbre déraciné par le vent.

Les vents violents de dimanche ont déraciné des arbres à Camden East dimanche (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Depuis 2018, neuf tornades ont été confirmées dans la région. La technologie facilite la traque et le décompte des tornades, mais il demeure compliqué de comprendre comment elles se développent.

Les données d’Environnement Canada comptent entre autres les tornades qui ont balayé Ottawa et Gatineau le 21 septembre 2018, mais aussi les plus petites qui ont touché Camden East, Oxford Mills et Kinmout dimanche dernier.

De nombreux débris tout autour d'une maison frappée par la tornade du 21 septembre à Gatineau

Une maison complètement démolie après le passage de la tornade à Gatineau en 2018 (archives).

Photo : Radio-Canada

Les météorologues du ministère soulignent qu’il est difficile de dire hors de tout doute si la région a bel et bien vu une augmentation du nombre de tornades. Le mandat d’Environnement Canada n’est pas de cataloguer toutes les tornades, mais plutôt de documenter les rapports qui font état de dommages et de faire des examens sur le terrain.

Les téléphones intelligents, les réseaux sociaux et les chasseurs de tempêtes ont tous contribué à l’augmentation des signalements de tornades et à la confirmation de tornades, souligne le météorologue Peter Kimbell.

Environnement Canada aurait pu rater le moment où la tornade a touché terre à Oxford Mills si un chasseur de tempête à l’affût de phénomènes météo extrêmes ne lui avait pas fait signe.

Si cette personne n’avait rien vu ou si elle ne nous avait rien envoyé, je ne pense pas qu’on aurait su qu’il y a eu une tornade, étant donné qu’elle n’a pas causé énormément de dommages, note M. Kimbell.

Plus d’avertissements de tornades

Les tornades semblent aussi plus fréquentes à cause des alertes envoyées automatiquement aux téléphones intelligents grâce aux radars, selon M. Kimbell. Les habitants d’Ottawa et de Gatineau ont reçu des notifications concernant une alerte de tornades dimanche, mais les deux villes ont été épargnées.

M. Kimbell hésite à conclure qu’il y aurait une augmentation du nombre de tornades, particulièrement parce que les méthodes de collecte de données sur ces phénomènes sont bien différentes maintenant.

Le météorologue estime que 12 ou 13 tornades en moyenne déferlent annuellement sur l’Ontario. Elles frappent particulièrement entre Windsor et Barrie, dans le Sud-Ouest de la province. Malgré une tornade « particulière » qui a touché terre près d’Orléans l’an dernier, 2019 a été une année plutôt calme.

Une tornade près d'une rivière vue de loin.

La tornade qui a frappé près d'Orléans en 2019 a suivi la rivière des Outaouais (archives).

Photo : @DaveInOrleans (Twitter)

Capter les tornades manquantes

Greg Kopp est chercheur en chef du Northern Tornado Project de l’Université Western. Son équipe utilise des images satellitaires, des drones et des données publiques pour peindre un portrait plus complet du parcours des systèmes qui forment des tornades qui passent inaperçues. On essaye de capter ces tornades manquantes, explique-t-il.

Les chiffres vont être plus importants à l’avenir, simplement à cause de l’évolution de la méthodologie. On va en savoir plus sur les phénomènes et on pourra déterminer où les tornades se produisent.

Les méthodes de M. Kopp et de son équipe ont notamment permis de confirmer une tornade qui n’a pas pu être répertoriée avec les enquêtes au sol dans la foulée des événements du 21 septembre 2018.

Les chercheurs étaient surpris du nombre de tornades qui ont soufflé sur l’est ontarien et le Québec dans les dernières années, mais il faudra davantage de données pour comprendre pourquoi.

On ne sait pas en ce moment s’il s’agit d’un cycle qui n’a jamais été observé auparavant. Certains de ces cycles se produisent sur des périodes de 20 à 30 ans. On ne sait pas si c’est lié aux changements climatiques, note M. Kopp.

Avec les informations de Matthew Kupfer de CBC

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