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Des étudiants de l’UdeS réclament le même système de notation mixte qu'en hiver

Alexandre Guimond, président de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke, en entrevue sur le campus de l'UdeS.

Alexandre Guimond, président de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plus de 2000 étudiants de l'Université de Sherbrooke (UdeS) ont signé une pétition demandant au rectorat de revenir au système de notation mixte mis en place à la session d’hiver alors bouleversée par la crise de la COVID-19.

À la session d'hiver, l'Université de Sherbrooke, à l'instar de presque toutes les universités du réseau québécois, avait opté pour un système de notation mixte qui permettait à chaque étudiant de choisir la méthode pour être noté.

Les étudiants avaient alors la liberté de choisir entre un système de notation classique ou d'obtenir la mention réussite ou abandon en fonction de leurs résultats. Ça n’affectait pas la cote pour rentrer à la maîtrise ou pour avoir des bourses, explique d'entrée de jeu Alexandre Guimond, président de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS).

C’est une situation particulière. Donc on demande un système de notation particulier.

Alexandre Guimond, président de la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke

Sur les 4243 étudiants inscrits à la session d'été à l’UdeS, près de la moitié auraient signé la pétition en date de mardi, assure la FEUS qui a mis en ligne la pétition.

Hausse de la précarité, selon la FEUS

L'organisation étudiante dénonce le fait que l'UdeS ait choisi de revenir à un modèle de notation classique pour la session d'été alors que, selon eux, la réalité de l'apprentissage en période de pandémie n'aurait pas changé par rapport à la session d’hiver.

Avec la pandémie, les cours sont à distance. C’est une situation qui met de nombreux étudiants dans une précarité, que ce soit en santé psychologique ou encore par rapport au fait que certains aient une connexion internet de moins bonne qualité, explique Alexandre Guimond.

Selon ce dernier, l'enseignement à distance comprend son lot d'incertitudes. Les professeurs sont également moins disponibles alors que les bibliothèques et les lieux d'études demeurent fermés pour la plupart. Des conditions qui ne seraient pas propices à la réussite des étudiants, croit-il.

Alexandre Guimond regrette néanmoins que la direction de l’UdeS fasse la sourde oreille face à leur demande.

L'UdeS dit comprendre la situation

De son côté, l’UdeS dit comprendre que la situation est tout à fait exceptionnelle. On est d’accord avec la FEUS pour dire qu’on vit une situation d’exception et donc que ça prend des mesures exceptionnelles. Par contre, on ne croit pas que ça passe par le système de notation, indique Christine Hudon, vice-rectrice aux études de l’Université de Sherbrooke.

Cette dernière avance que personnel enseignant a pensé à ses activités d’évaluation en fonction [de la situation]. On n’était pas dans un contexte de changement. C’est ce qui explique qu’on n’ait pas reconduit la mesure, poursuit-elle.

Mme Hudon souligne que l’UdeS n’a pas changé son fusil d’épaule en revenant au système de notation classique. Dès le départ, c’était clair que c’était une modalité qui s’appliquait pour le trimestre d’hiver, conclut-elle.

À la rentrée d’automne, l'UdeS proposera un système hybride d'enseignement qui permettra aux étudiants de choisir des cours en classe et des cours à distance.

L'établissement, qui mise toutefois sur une forte proportion de cours en présentiel cet automne, compte offrir de nombreux cours en plein air à la rentrée.

Avec les informations d'Étienne Ravary

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