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Fermeture chez UNI : Bas-Caraquet change d'approche

L'hôtel de ville de Bas-Caraquet.

Une réunion du conseil municipal de Bas-Caraquet s'est tenue mardi soir.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le Village de Bas-Caraquet change de stratégie à la suite de la fermeture annoncée de sa succursale d’UNI Coopération financière. La municipalité appuie désormais les démarches d’un groupe de citoyens qui milite plus fermement pour le maintien des services.

Une motion a été adoptée, mardi soir, lors d’une réunion du conseil municipal à l’invitation du Comité pour la réouverture de la caisse.

L’instigatrice et présidente du comité de citoyens, Sylvie Chiasson, a eu l’idée de demander un tel appui après avoir assisté à une réunion de représentants du village et d'UNI Coopération financière.

La présentation était surtout centrée sur "qu’est-ce qu’on fait avec la bâtisse?" Et bien, nous, ce n’est pas ce qu’on veut tout de suite, explique-t-elle.

Ce qu’on veut, ce n’est pas la bâtisse, on veut que la caisse soit ouverte pour les membres.

Sylvie Chiasson, présidente du Comité pour la réouverture de la caisse.

On veut que le village s’intègre et qu’il fasse comme nous : qu’il pousse pour garder le service, explique René Chiasson, un citoyen venu demander l’appui de sa municipalité aux démarches du comité. Changer de stratégie, avoir une stratégie d’accompagnement pour arriver à garder nos services.

Une photo de Sylvie Chiasson, lorsqu'elle s'adresse au conseil municipal, hors champs.

Sylvie Chiasson représente le groupe de citoyens qui militent pour que les services de la caisse populaire demeurent dans leur communauté.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Faut écouter nos citoyens [...] C’est la démocratie, lance à la sortie de la réunion le maire adjoint, René Friolet. Il ne regrette pas son approche initiale avec UNI. On va continuer nos négociations [cette fois] avec le groupe de Mme Chiasson.

Fin des démarches du Village

En appuyant le comité, Bas-Caraquet cessera ses propres négociations en cours à propos de l’avenir du bâtiment de la succursale.

René Friolet, les coudes sur la table, écoute un conseiller municipal.

Le maire suppléant, René Friolet a présidé la réunion puisque le maire s'est retiré pour éviter un conflit d'intérêts.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

René Friolet a expliqué aux conseillers que la Municipalité ne peut pas poursuivre ses démarches auprès d'UNI si elle appuie celles du Comité de sauvegarde de la caisse en parallèle.

On ne peut pas dire à UNI qu'on va se battre contre eux autres et qu'on va négocier avec eux autres.

René Friolet, maire adjoint de Bas-Caraquet

On ne se bat pas contre eux autres, on veut les garder!, a immédiatement répliqué la conseillère Nicole Hébert. Qu'est-ce qui nous empêche de demander la réouverture de la caisse?, a-t-elle demandé.

On veut garder nos services. Après, si on ne les a pas, on pourra toujours négocier.

Nicole Hebert, conseillère municipale de Bas-Caraquet

On n’est pas en guerre. On veut avoir une discussion franche et honnête, ajoute pour sa part René Chiasson.

Discussions infructueuses

Tel qu’annoncé en juillet, UNI Coopération financière compte laisser à Bas-Caraquet un guichet automatique pour que les gens effectuent des retraits et elle souhaite se départir du bâtiment.

Les discussions entre le Village et la coopérative financière n’ont pas abouti, a expliqué le maire suppléant au conseil.

On n’a rien d'écrit, on n’a rien qui nous dit qu'ils vont nous donner ce qu'on veut, a-t-il résumé. L'installation d'un petit bureau satellite et d'un guichet qui accepte les dépôts a toutefois été évoquée dans les discussions, selon M. Friolet. Eux autres, c'est une question d'affaires.

René Chiasson, debout, parle aux cinq membres du conseil municipal réuni autour d'une table.

René Chiasson s'adresse aux membres du conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le comité de citoyens, pour sa part, demande que les services soient maintenus. Sylvie Chiasson est prête à accepter des heures de service réduites si nécessaire. Moi, deux jours par semaine, je suis [à l'aise] avec ça. Ce n'est pas tout le monde qui va à la caisse tous les jours.

Le comité de citoyens compte maintenant demander une réunion avec UNI et indique vouloir faire circuler une pétition.

Le maire du village, Roger Chiasson, s’est retiré du dossier puisqu’il travaille chez UNI Coopération financière.

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