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Feu nourri de critiques visant le plan de rentrée des classes de la Saskatchewan

Carla Beck en point de presse.

Le plan de retour à l'école est critiqué par l'opposition et les syndicats en Saskatchewan (archives).

Photo : Radio-Canada / Matt Howard

Les critiques dénonçant le plan de retour à l'école du ministre de l'Éducation Gordon Wyant fusent de toute part.

Quelques minutes après la fin de la présentation du plan de retour en classe, le Nouveau parti démocratique (NPD) et sa porte-parole en matière d’éducation, Carla Beck, ont fustigé le projet de la province.

Mme Beck a qualifié le plan du pire au Canada. Le mouvement néo-démocrate affirme que ce plan n’est qu’une ébauche. Ils expliquent que d’autres gouvernements provinciaux ont préparé ce type de document qui a servi de point de départ à leur planification il y a plusieurs mois.

Le NPD de la Saskatchewan dit avoir échangé depuis des mois avec les professionnels de la santé et de l’éducation. Carla Beck affirme qu’il existe un écart énorme entre ce qu'ils nous disent qu'il faut faire et ce que nous voyons aujourd'hui de la part de ce gouvernement du Parti saskatchewanais.

Ce que Gordon Wyant a produit n'est pas un plan pour les écoles, c'est un plan pour faire échouer au test de la protection des élèves, des familles et des professionnels de l'éducation.

Carla Beck, porte-parole du NPD en matière d’éducation

Plus tôt la semaine dernière, le parti de l’opposition en Saskatchewan avait dévoilé ses sept recommandations pour un retour à l’école sécuritaire. Le NPD demandait entre autres de restreindre le nombre d’élèves dans les classes.

Selon Carla Beck, avant cette pandémie, les salles de classe étaient déjà surpeuplées et manquaient de personnel. Ces énormes problèmes ne sont toujours pas résolus. Il est inexcusable que le gouvernement [...] n'ait fait aucun effort pour réduire le nombre d’élèves par classe ou pour prendre au sérieux la conversation sur les masques qui se déroule dans tout le pays.

La STF fait la moue

La Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF) se dit encouragée par le fait que le ministère de l'Éducation considère les masques dans les écoles comme un plan d'urgence [si les cas de COVID-19 se multiplient]. Toutefois, des préoccupations persistent dans les rangs de la STF, selon son président, Patrick Maze.

Il y a encore beaucoup de détails spécifiques que les parents et les enseignants veulent connaître pour savoir si les écoles sont réellement des espaces sécuritaires. Nous avons que trois semaines avant la rentrée scolaire, et le temps presse.

Patrick Maze, président, STF

Sur cette question des masques, les enseignants et les parents se demandent si cela suffit et pourquoi il y a des incohérences entre les mesures de santé publique au sens large et ce qui est prévu dans les écoles, détaille Patrick Maze.

Le ministère de l'Éducation a présenté quatre scénarios adaptés en fonction de l'évolution de la pandémie en Saskatchewan. Patrick Maze se demande quels sont les éléments qui pourraient déclencher l’activation des autres scénarios pour cette rentrée scolaire.

La province suit actuellement le scénario n° 1. Le deuxième scénario prévoit quant à lui l’utilisation des masques dans les écoles de la Saskatchewan.

Le SCFP rejette le plan

Enfin, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de la Saskatchewan, qui représente des assistants éducatifs, a aussi épinglé les décisions gouvernementales dans un communiqué.

Ce plan ne fournit pas les conditions nécessaires à un retour en toute sécurité en ces temps bien loin de la normale, affirme le SCFP.

La mise en œuvre précipitée [du plan] et l'absence de détails clés laissent planer un doute important quant à la protection adéquate du personnel éducatif et des étudiants, selon Judy Henley, la présidente du SCFP de la Saskatchewan.

Ce dernier a fait part de ses préoccupations dans une lettre envoyée au ministre de l’Éducation avant la présentation du plan final de retour en classe.

Le SCFP de la Saskatchewan y remettait en question le manque de temps de préparation du personnel pour la mise en place des plans et l'absence d'équipement de protection individuelle adéquat pour le personnel.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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