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La diaspora libanaise de Winnipeg a les yeux rivés sur Beyrouth

Le soleil se couche sur un port réduit en poussière.

Le port de Beyrouth après l'explosion.

Photo : Reuters / Issam Abdallah

Radio-Canada

Un Winnipégois d’origine libanaise affirme que la diaspora est préoccupée par les explosions qui ont secoué la capitale mardi, et qu’elle suit de près les développements dans ce pays déjà troublé par une crise économique.

Les deux puissantes explosions survenues dans le port de Beyrouth ont anéanti une partie du centre-ville, faisant au moins 73 morts et plus de 3700 blessés, selon les autorités.

Réuni d'urgence, le Conseil supérieur de la défense a déclaré que les déflagrations étaient dues à l'explosion de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port. L'ammonium entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d'explosifs.

Natif de Beyrouth et maintenant étudiant à l’Université de Saint-Boniface, Sami Atoui affirme que sa première pensée a été pour ses proches.

Notre réaction primaire lorsqu’il se passe quelque chose au Liban, c’est de s’assurer que la famille là-bas va bien, qu’elle n’est pas affectée par ce qui s’est passé , dit-il.

Deuxièment c’est de savoir si c’est une attaque, qu’est-ce qui s’est passé, ajoute Sami Atoui.

Heureusement, sa famille a été épargnée par le drame. La majorité de celle-ci habite toujours au Liban.

On est chanceux, ils étaient un peu loin, affirme le jeune homme, mais on sait que d’autres familles ne l’ont pas été.

Sami Atoui est aussi préoccupé par les effets économiques des explosions. Non seulement le quartier du souk qui attire beaucoup de touristes aurait été détruit, mais le port, d’une importance considérable pour l’économie libanaise, est anéanti.

Le Liban vit une crise économique aiguë depuis plusieurs mois et une forte tension à ses frontières sud, qui font craindre un nouveau conflit avec Israël.

Dans ce contexte, explique Sami Atoui, il y a beaucoup de mauvaises informations qui circulent sur les réseaux sociaux .

Les Libanais, même ici, sont toujours très proches, au niveau politique, du Liban, poursuit-il. Ils gardent toujours les yeux et les oreilles sur ce qui se passe au Liban, alors je pense qu’ils auront toujours les mêmes questions : qu’est-ce qui va se passer au pays et comment le pays va-t-il être capable de se remettre sur ses pieds?

Avec les informations de Patrick Foucault, Agence France-Presse et Reuters

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