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Des bâtiments temporaires ajoutés aux hôpitaux pour affronter la COVID-19

Québec veut construire une vingtaine de bâtiments hospitaliers temporaires pour contrer la prochaine vague de COVID-19. 

Un bâtiment en métal est rattaché au bâtiment en briques.

Le bâtiment temporaire est relié à l'hôpital par un corridor.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Appelées modulaires, ces ailes temporaires permettent d'éviter de regrouper des patients dans une même pièce, ou encore d'isoler ceux qui sont atteints de la maladie. Une solution à la vétusté de plusieurs hôpitaux où l'on retrouve encore des chambres à plus d'un lit qui favorisent les éclosions.

Un texte de Davide Gentile et Daniel Boily

Dans le Grand Montréal, un bâtiment modulaire neuf, qui est relié à l'Hôpital du Lakeshore, a été construit en 16 semaines, au coût de 12 millions de dollars.

Elles ont des chambres individuelles, ce qui permet d'avoir plus de distanciation entre les patients pour minimiser la contagion. C'est le meilleur moyen pour limiter la deuxième vague, affirme le ministre de la Santé, Christian Dubé, lors d’une visite mardi dans cette nouvelle aile de 24 lits.

Le bâtiment a sa propre alimentation électrique et il est isolé pour être utilisé été comme hiver.

Ce sont des patients de l'urgence qui seront traités ici. On diminue ainsi la proximité entre les patients et par conséquent les risques de contagion, ajoute le ministre.

Un lit d'hôpital.

Le bâtiment temporaire compte de petites chambres pour un seul patient.

Photo : Radio-Canada

Même si le bâtiment a été construit en seulement quatre mois, il est à la fine pointe de ce qui est fait en matière de prévention des infections.

Par exemple, une salle a été prévue pour permettre aux employés de se changer et de se laver à l'arrivée et au départ de leur travail. Les employés devront ensuite passer dans un sas de décontamination avant d'entrer dans l'aile temporaire.

De plus, l'aile temporaire a son propre système de ventilation.

Le premier étage est complètement à pression négative. On a une ventilation indépendante et on peut s'assurer qu'il n'y a pas de transmission d'une chambre à l'autre, explique Lynne McVey, PDG du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal. 

D'autres pavillons temporaires ont été construits. À l'Hôpital de Verdun, par exemple, la direction a installé un chapiteau pour traiter les patients atteints de la COVID-19 et éviter de contaminer le reste de l'Hôpital.

Au Centre hospitalier de St-Mary et à l'Hôpital du Sacré-Coeur, on a plutôt opté pour des bâtiments temporaires modulaires. Partout l'objectif est le même : distancer les patients ou encore isoler ceux qui sont infectés par la COVID-19.

En attendant de rénover ou de reconstruire

La vie utile du bâtiment devrait être de 5 à 7 ans. C'est le temps que ça prend pour rénover cet hôpital, précise Christian Dubé.

Cette solution temporaire a été rendue nécessaire en raison de la vétusté de l’hôpital.

On peut, avec ces solutions, bien traiter les gens en attendant la grande rénovation de nos hôpitaux.

Christian Dubé, ministre de la Santé

Sachant que la réfection, la rénovation et l'agrandissement des hôpitaux comme le Lakeshore prennent du temps, le ministre souhaite installer ce type de pavillons temporaires ailleurs dans la province. On a une quinzaine d'établissements dans le Grand Montréal où on est en train de voir si on peut installer des modulaires ou encore des chapiteaux.

Reste que dans l'Ouest-de-l'Île, comme ailleurs au Québec, on souhaite que la rénovation pérenne des hôpitaux se poursuive. L'hôpital [du Lakeshore] a été construit dans les années 60. Ça prend un agrandissement et le projet doit continuer d'avancer, dit le député libéral de Jacques-Cartier, Gregory Kelley. Selon Lynne McVey, le projet d’agrandissement du Lakeshore est dans les cartons et il va aller de l’avant.

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