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Edgar et ses huit mystères, dès le 5 août sur vos écrans

La première télésérie de fiction tournée en français au Manitoba est une comédie policière.

Tournage d'une scène de série télé dans un lieu qui ressemble à une brasserie.

Le tournage de la série Edgar a eu lieu à Winnipeg, au Manitoba.

Photo : Jim Donovan

Radio-Canada

Au cours de chacun des huit épisodes de la série, le détective Edgar Aquin aura un mystère à résoudre : voici en résumé le synopsis d’Edgar, série entièrement tournée au Manitoba, offert sur Crave et Super écran.

Les téléspectateurs retrouveront des paysages winnipégois, seront plongés au beau milieu des Prairies et entendront les accents de la francophonie manitobaine. En plus de rire souvent et de passer du bon temps, promet le coréalisateur Jim Donovan.

Coproduite par Manito Média et Zone 3, Edgar est la première fiction du genre à être produite et entièrement tournée en français au Manitoba.

Selon Jim Donovan, elle marque aussi le retour à un genre qu’il avait délaissé au cours des dernières années – la comédie – et une rencontre avec une ville et une communauté qui n’ont pas souvent été mises en valeur dans les séries télévisées.

Jim Donovan souriant.

Jim Donovan réalise 5 des 8 épisodes de la série Edgar que diffuse Super Écran à compter du 5 août.

Photo : Jim Donovan

C’est la première série "lourde" à l’ouest de l’Ontario. Donc, j’avais l’impression qu'on débroussaillait, raconte Jim Donovan, qui réalise cinq épisodes d'Edgar, les autres étant dirigés par la Manitobaine Danielle Sturk.

Comme l’univers franco-manitobain n’a pas été vu beaucoup à la télé au niveau de la fiction, c’était un nouveau monde intéressant à explorer et à mettre à l’écran.

Chaque semaine, Edgar Aquin doit résoudre un meurtre, accompagné de ses complices de la police de Winnipeg. La série plonge le détective dans différents univers : musique hip-hop, fabrication de bijoux, jeux vidéo. Et chaque fois, ses enquêtes se déroulent dans la bonne humeur.

C’est destiné à la famille. On ne se prend pas trop au sérieux.

Jim Donovan, coréalisateur de la série

Québécois vivant maintenant en Ontario, Jim Donovan a pu se familiariser avec la réalité des francophones du Manitoba. J'ai pu découvrir les particularités de l'accent, de l’histoire, surtout de voir la fierté des gens… J’ai eu la chance d’aller au Festival du Voyageur en hiver et j’ai goûté à la culture comme il faut; ça m’a vraiment charmé, dit-il.

La francophonie au Canada, c'est une population importante, mais on est minoritaire ailleurs qu’au Québec. Affirmer qui on est, se voir, s’approprier les écrans, c’est important.

Jim Donovan, coréalisateur de la série

Tourner en hiver à Winnipeg a représenté un autre défi. On n’appelle pas ça Winterpeg pour rien… Mes amis me disaient que j’étais fou!

Tournage en extérieur dans un paysage hivernal.

Tourner en hiver la série a représenté quelques défis pour le réalisateur Jim Donovan.

Photo : Jim Donovan

Mais il suffit parfois d’un Canada Goose emprunté à un ami, de bonnes bottes et de bonnes mitaines pour se réapproprier ce visuel, ce feeling du tournage en hiver. Il y a eu une tempête, on y a vraiment goûté, mais dans la série, il fallait qu'il y ait cette tempête… Comme quoi, parfois, la neige arrive à point nommé.

Découvrir Winnipeg aura par ailleurs permis à Jim Donovan d’apprécier ce beau mélange de francophiles et de francophones sur le plateau.

Jim Donovan a été heureux de constater que les équipes de production manitobaines, qui tournent fréquemment pour des productions de langue anglaise, souvent américaines, n’ont pas boudé leur plaisir de travailler pour une production plus modeste, en français.

Beaucoup de gens, dans l’équipe, étaient des anglophones qui voulaient embarquer dans la série parce qu’ils voulaient faire un show à propos [des Winnipégois], fait-il remarquer.

La pandémie a interrompu la production en mars, si bien qu'il reste trois épisodes à mettre en boîte. Jim Donovan doit revenir à Winnipeg pour un seul jour de tournage afin de boucler l’épisode 5. Le reste appartient à sa coréalisatrice.

La plupart des techniciens reviennent pour tourner avec Danielle Sturk, dit-il. On sent que ces gens-là étaient très fiers de contribuer à une production qui met Winnipeg en valeur.

Les budgets des productions francophones, c’est moins de la moitié que pour le reste du Canada, rappelle Jim Donovan. C’est donc toujours un défi de faire des shows de la même qualité avec moins de la moitié du budget. Mais ces gens-là ont quand même choisi de travailler avec nous. Ça nous a motivés.

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