•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Au cœur d’un rucher à Saint-Marc-de-Figuery

Gros plan sur une ruche en bois et des abeilles qui se promènent à la surface.

Une ruche peut contenir jusqu'à environ 50 000 abeilles.

Photo : David Ouellet

Récolter du miel à la maison et des légumes au jardin est une passion pour plusieurs personnes en Abitibi-Témiscamingue. David Ouellet en a fait son travail depuis presque 15 ans.

Le propriétaire de la Miellerie de la Grande Ourse à Saint-Marc-de-Figuery se consacre à l'élevage des abeilles pour leur miel et leur cire.

David Ouellet tient une grosse tasse remplie de fumée.

David Ouellet, propriétaire de La Miellerie Grande Ourse.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

La fumée, ça sert à calmer les abeilles, mais pour calmer les abeilles, ça prend une fumée froide, indique David Ouellet, qui se prépare à visiter un de ses 16 sites. Un des moyens de communication préférés des abeilles, c’est l’échange de phéromones. Ce sont des odeurs. Nous, ce qu’on vient faire, c’est qu’on vient masquer les odeurs avec la fumée. Quand on remplit la ruche de fumée, elles ne sont plus capables de communiquer entre elles et le système d’alarme ne décolle pas, explique celui qui s’attend quand même à se faire piquer par une ou deux abeilles.

Bâtiment en bois ressemblant à une ferme.

La Miellerie de la Grande Ourse est située à Saint-Mard-de-Figuery.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

L'apiculteur considère avoir une bonne saison malgré le temps chaud qui ralentit le travail des abeilles. On a eu un printemps difficile, mais un été exceptionnel. Il faut comprendre que les abeilles travaillent fort quand il fait au-dessus de 30 degrés Celsius, explique-t-il. Au lieu, d’aller butiner du miel, elles restent dans la ruche et font de la climatisation. Malgré le fait qu'elles soient 50 000 abeilles dans la ruche, elles réussissent à garder ça à moins de 30 degrés.

David Ouellet en uniforme blanc regarde un de ses ruchers.

La miellerie compte 16 sites.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

David Ouellet ne peut offrir ses visites safari cet été en raison des mesures de distanciation sociale. Il s'est donc associé aux Serres de Gallichan pour vendre davantage de produits locaux. Il y a une solidarité qui s'est installée. On a plus d'achalandage à la boutique qu'on en aurait les autres années, remarque le propriétaire de la Miellerie de la Grande Ourse.

Gros plan sur des alvéoles séchées qui dépassent des rayons de la ruche en bois.

Dans la miellerie, une des dernières étapes importantes est la déshumidification.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Reine, butineuse, gardienne ou nourrice, les abeilles ont toutes un rôle à jouer dans la ruche. On va partir d’une ruche mère, dans une ruche mère on va prélever 2000 à 3000 abeilles pour faire une nouvelle colonie qu’on va appeler des nucléis. La reine, on va l’acheter d’un éleveur spécialisé, qu’on reçoit par la poste dans une petite cagette en plastique et cette cagette va être introduite dans les nucléis. Elle va devenir leur reine et pondre, mentionne David Ouellet.

Les abeilles et nos jardins

Une quinzaine de personnes font appel à ses services chaque année depuis cinq ans pour en apprendre plus sur l'apiculture et suivre une formation. Certains repartent en zone agricole avec des ruches. Il y a beaucoup de gens cette année qui ont décidé de se lancer dans les jardins, dans l'aménagement de fleurs. Les abeilles sont vraiment importantes au niveau de la pollinisation dans un jardin, soutient-t-il.

La dernière étape du jardinage, c’est d’avoir une ruche en plus.

David Ouellet

Il rappelle de rester calme près des abeilles et qu'elles piquent pour défendre leur ruche.

David Ouellet en uniforme blanc regarde un de ses ruchers.

La Miellerie compte 16 sites.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Il ne faut pas oublier qu’on leur vole leur nourriture, mais on leur vole le surplus de nourriture. Une ruche a besoin d'à peu près 20 à 30 livres de miel pour passer l'hiver. Dans les bonnes saisons, ils vont en produire 200 livres, souligne le propriétaire de la Miellerie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !