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Deux ans plus tard, une membre du camp « Justice pour nos enfants volés » se souvient

Elle encourage Tristen Durocher et sa grève de la faim devant l'Assemblée législative.

Robyn Pitawanakwat en train de discuter avec les journalistes en 2018.

Robyn Pitawanakwat était porte-parole du camp « Justice pour nos enfants volés ».

Photo : La Presse canadienne / Mark Taylor

Voir Tristen Durocher installer un tipi devant l’Assemblée législative de Regina pour faire pression sur le gouvernement saskatchewanais a ravivé des souvenirs dans la mémoire de Robyn Pitawanakwat, qui avait participé en 2018 au camp « Justice pour nos enfants volés ».

Ce que nous [les Autochtones, NDLR] avons, c’est notre être physique. Il faut donc protester en personne. Se mettre à la vue des pouvoirs en place est une chose importante et nécessaire pour la résistance autochtone. Nous devons être vus avant d’être entendus.

Malheureusement, ici, en Saskatchewan, ce sont les Autochtones qui souffrent le plus, avec des taux de suicide élevés, des taux d’incarcération élevés et des niveaux de pauvreté élevés. Tout cela continue d’exister, car il n’a pas été rentable pour le gouvernement d’investir dans les populations autochtones, déplore Robyn Pitawanakwat.

Le 18 juin 2018, six manifestants avaient été arrêtés par la police de Regina. Ceux-ci s’étaient installés le 28 février devant l’Assemblée législative pour protester contre des verdicts de non-culpabilité, dont celui prononcé à l’encontre de Gerald Stanley en Saskatchewan - en lien avec la mort de Colten Boushie.

Vue aérienne d'un camp de tipis dans un parc, devant un grand bâtiment de style néo-classique.

Le camp « Justice pour nos enfants volés » devant le palais législatif de Regina

Photo : Radio-Canada

Robyn Pitawanakwat n’a rien oublié de cette journée ni de ce qui s'est produit, déplorant toujours que les forces policières n'aient pas agi de façon pacifique ce jour-là.

Aujourd’hui, c’est au tour de Tristen Durocher de prendre le taureau par les cornes pour que le gouvernement adopte un projet de loi visant à enrayer la crise des suicides chez les Autochtones qui sévit dans la province.

Avec un groupe de marcheurs, il a parcouru 635 km avant d’entamer une grève de la faim le 31 juillet dernier. Il réclame des mesures concrètes pour lutter contre l’épidémie de suicides dans le nord de la province.

Tristen Durocher est debout devant son tipi avec une tasse dans ses mains.

Le 2 août dernier, Tristen Durocher a dit que la police lui a demandé de démonter sa tente à 5 h dimanche matin.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Francis

Robyn Pitawanakwat souhaite bonne chance à Tristen Durocher et à son groupe, Walking With Our Angels.

Je suis toujours inspirée de voir les gens mettre des causes en avant. J’aime beaucoup quand les gens commencent à faire entendre leur voix et à agir pour qu'il y ait du changement.

Robyn Pitawanakwat, porte-parole du camp en 2018

Le groupe Justice pour nos enfants volés a publié une déclaration lundi après-midi pour appuyer la cause de Tristen Durocher. Nous soutenons les personnes qui entreprennent des cérémonies pour protester sur la pelouse de l’Assemblée législative. Il s’agit d’un espace public qui devrait être utilisé pour attirer l’attention sur les questions cruciales qui ont un impact sur la santé et le bien-être des populations autochtones de la province.

Avec les informations de CBC

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