•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fermetures de restaurants à Québec : « le pire est à venir »

Façade du bâtiment, avec une enseigne au-dessus de la porte d'entrée et des pots de fleurs.

Le Café Sirocco, situé sur le boulevard René-Lévesque.

Photo : Radio-Canada / Hans David Campbell

La pandémie a fait une autre victime collatérale dans le domaine de la restauration cette semaine, à Québec. Le Café Sirocco, situé sur le boulevard René-Levesque, ferme ses portes jusqu’à nouvel ordre. D'autres restaurants devront faire de même à l'issue de la période estivale, craint l'Association Restauration Québec, pour qui le « pire est à venir ».

Dans un message publié sur Facebook, le propriétaire du Café Sirocco, Ianny Xénopoulos, explique avoir constaté que le restaurant devait faire une pause dans l'attente d'un contexte meilleur.

Tout en remerciant ses employés et sa clientèle, le propriétaire souhaite plutôt consacrer ses efforts à son autre restaurant, le Louis-Hébert, qui a pignon sur la Grande Allée Est.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

C'est le cœur déchiré que nous en venons au constat qu'il est préférable, dans les circonstances, de prendre une pause du Sirocco dans l'attente d'un contexte meilleur, souligne M. Xénopoulos.

D’autres bannières connues dans la région de Québec ont déjà annoncé des restructurations. Les restaurants Jaja, du groupe Restos Plaisirs, dans les secteurs Lebourgneuf et Sainte-Foy, sont définitivement fermés. Du côté des restaurants Cosmos, ceux de Lévis et de la Grande Allée ne rouvriront pas non plus.

On peut lire, sur une feuille de format lettre : « Le café Sirocco est fermé pour une durée indéterminée. »

Une affiche a été collée sur la façade du café.

Photo : Radio-Canada / Hans David Campbell

Des fermetures inévitables

Ces fermetures sont malheureusement inévitables dans le contexte actuel, selon François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l'Association Restauration Québec.

L'industrie vit sa pire crise, probablement du centenaire. Très peu de gens, de leur vivant, vont voir autant de restaurants fermer au cours des prochains mois, souligne M. Meunier. Une fois la saison estivale passée, [beaucoup de restaurateurs] seront rattrapés.

Et nous ne sommes pas sortis de l'auberge. On en a encore pour plusieurs mois, non seulement à avoir la capacité réduite en salle à manger, mais aussi à avoir un important segment de la clientèle qui n'est pas au rendez-vous. Pensez seulement à la clientèle touristique, déplore-t-il.

Montréal et Québec accueillaient ensemble 11 millions de touristes au cours des années précédant la COVID-19. Ce nombre va chuter drastiquement en 2020.

Cette année, si on en accueille un million, ce sera le maximum. Sans compter l'impact du télétravail et l'annulation des événements sportifs et culturels.

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l'Association Restauration Québec

Une aide plus généreuse réclamée

L'Association Restauration Québec estime que la rentabilité passe par des salles à manger occupées à 75 % de leur capacité, ce qui est loin d'être le cas actuellement.

Dans ce contexte, François Meunier implore les gouvernements de réviser leurs positions et d'offrir une aide financière plus généreuse aux restaurateurs comme « c'est le cas pour les salles de spectacle, à qui on a proposé un programme pour les soutenir sur les règles sanitaires ».

À notre point de vue, les mesures d'aide qui sont offertes à l'industrie sont totalement insuffisantes. Il n'y a personne qui a envoyé 10 $, 50 $ pour payer les masques, le Purel, la signalisation, le plexiglas, énumère-t-il.

On s'attend à ce que le gouvernement en fasse beaucoup plus parce que les impacts seront là encore longtemps, tout comme le secteur de l'hôtellerie.

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l'Association Restauration Québec

En juillet, un sondage montrait que 61 % des restaurateurs ne pourront maintenir leurs activités plus de six mois sans aide financière supplémentaire.

Avec les informations de Camille Simard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !