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COVID-19 : un projet de logement pour les sans-abri de Toronto tire à sa fin

Toronto souhaite diriger le plus de sans-abri possible vers des logements permanents.

Un homme, dans une pièce vide, regarde par la fenêtre.

À Toronto, un programme mis en place pour héberger plus d'une centaine de sans-abri pendant la crise sanitaire se terminera à la fin du mois.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Avec la pandémie de la COVID-19, les refuges pour sans-abri de Toronto ont considérablement réduit leur nombre de lits pour limiter la propagation du virus. Des centaines de sans-abri ont été logés dans des appartements ou des chambres d'hôtel pendant la crise sanitaire. Toutefois, un des programmes de la Ville qui a permis de loger dans des appartements près de 150 personnes qui vivaient dans des tentes tire à sa fin.

La COVID-19 a fait des ravages dans certaines des communautés les plus vulnérables de Toronto, mais pour deux résidents de cette structure d'hébergement pour sans-abri, la pandémie a été une bénédiction inattendue.

Il y a quelques mois à peine, Jason Greig et Rob Dods dormaient dans des tentes. Aujourd'hui, les deux hommes font partie des 149 résidents, auparavant sans-abri, vivant dans deux immeubles d'appartements loués par le Service de refuge et de soutien au logement de Toronto.

Les résidents ont emménagé à la fin du mois d'avril et ont depuis profité des commodités dont ils étaient privés lorsqu'ils étaient dans la rue : une douche chaude, une cuisine, de l'air climatisé et de l'intimité.

Toutefois, ce projet n'a jamais prétendu être permanent, et, à la fin du mois, les 149 résidents devront déménager puisque les bâtiments seront démolis.

L'accord avait été conclu entre la Ville de Toronto et le promoteur immobilier Times Group Corporation, peu après une flambée d'éclosions dans les refuges qui avait entraîné une forte augmentation des campements de sans-abri au centre-ville.

Depuis le début de la crise sanitaire, plus de 630 sans-abri ont contracté la COVID-19 dans les refuges torontois. Trois décès sont liés à des éclosions dans ces établissements.

Jason Greig et Rob Dods sont reconnaissants d'avoir bénéficié du programme et souhaitent que la municipalité continue d'offrir des options similaires.

La COVID-19 a rendu ma vie meilleure, dit Jason Greig, à l'extérieur de Sanctuary, un centre qui offre des services aux personnes vulnérables.

Avant la pandémie, il raconte qu'il ne se sentait jamais assez en sécurité pour quitter [sa] tente ou faire quoi que ce soit.

Si je laisse quoi que ce soit [sans surveillance], ce sera volé, ajoute-t-il.

Un parc avec des tentes installées.

De plus en plus de regroupements de tentes ont été remarqués depuis avril, notamment près de l'association caritative Sanctuary. La Ville de Toronto a démantelé le campement qui s'y trouvait depuis.

Photo : Fournie par Greg Cook

Rob Dods est sans-abri depuis quatre ans et lutte contre l'alcoolisme.

Il raconte que le nouveau programme de logement a eu un effet extrêmement positif sur sa santé mentale, grâce notamment à la possibilité de prendre une douche chaude, de préparer ses propres repas et de verrouiller sa porte la nuit.

Il croit que la Ville de Toronto fait de son mieux pour accommoder les résidents des deux immeubles d'appartements.

Selon le directeur du Service de soutien aux refuges et au logement de la Ville de Toronto, Gord Tanner, des logements temporaires seront disponibles pour les résidents qui ne seront pas en mesure de trouver leur propre logement avant septembre.

Nous essayons de diriger le plus de personnes possible vers des logements permanents, mais pour ceux qui ne pourront pas y avoir accès, nous les hébergerons autrement, dit M. Tanner.

Il espère que la Ville de Toronto abordera la question de l'itinérance avec plus de compassion dans un monde post-COVID.

Selon M. Dods, les politiciens et les résidents commencent à se sensibiliser à la dure réalité de ceux qui vivent dans la rue.

C'est un problème plus grave que beaucoup de gens ne le pensent. Ce n'est pas seulement Joe Blow qui se tient devant Tim Hortons pour demander si vous avez de la monnaie. C'est beaucoup plus important, conclut-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

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