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Laurent Dubreuil retourne à l'anneau olympique de Calgary

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Il lève un pouce en l'air.

Le reportage de Jean-Philippe Martin

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Laurent Dubreuil s’envole pour Calgary, lundi, en préparation pour la prochaine saison de patinage de vitesse sur longue piste. Il en espère reprendre là où il a laissé la glace au terme de la saison 2020.

Après avoir connu la meilleure saison de sa carrière, le patineur de Lévis est motivé comme jamais et il espère être en mesure de poursuivre sur sa lancée.

Mes huit dernières courses, j'ai été sept fois sur le podium en coupe du monde et en championnat du monde. Je n'ai jamais eu une séquence comme ça de ma carrière, rappelle le membre de l’équipe canadienne des dix dernières années.

L’entraînement en salle ces dernières semaines a été productif, mais les premières vraies sensations, Laurent les aura en embarquant sur la glace de l’anneau olympique de Calgary cette semaine à l’occasion du camp estival de préparation.

Je me sens vraiment mieux que je me sentais l'an passé. Je suis excité à l'idée de patiner, à l'idée de battre mes meilleurs temps et de battre tous les patineurs internationaux. Mon but, c'est de gagner.

Laurent Dubreuil aborde un virage.

Laurent Dubreuil à l'action (archives)

Photo : Associated Press / Toru Hanai

Évidemment, alors que la situation sanitaire mondiale est toujours incertaine, Laurent Dubreuil ignore s’il sera sur la ligne de départ en Pologne en novembre prochain pour la toute première épreuve de la coupe du monde.

De devoir faire l’impasse sur une ou plusieurs épreuves alors qu’il vit ses meilleurs moments en carrière serait décevant, avoue-t-il, mais le rôle de papa qu'il remplit depuis que Rose est née, il y a un an, l'amène à poser un regard différent sur la situation.

Tout le monde est en santé chez nous, tout le monde est heureux et je passe du temps en famille. Donc, est-ce que ce serait si négatif que ça que de rester à la maison?

Laurent Dubreuil

J'ai de la perspective que je n'avais pas il y a cinq ou dix ans, je serais capable de tomber moins dans la déprime là que si c'était arrivé il y a cinq ans.

Un dernier camp à Calgary

Depuis le début de sa carrière, le patineur de vitesse Laurent Dubreuil estime avoir fait pas moins de 60 voyages à l’anneau de glace olympique de Calgary, et plus de la moitié de ces voyages étaient seulement pour l’entraînement.

Cette semaine, il y retournera pour un autre camp préparatoire de 14 jours... dont il se passerait.

J’ai pas mal fait le tour de la ville, je pourrais arrêter ça là, lance Laurent Dubreuil, en faisant référence aux aller-retour répétés entre Lévis et Calgary au fil des années.

Laurent Dubreuil sur un vélo stationnaire, dans un gym installé dans un sous-sol.

Laurent Dubreuil s'entraîne chez lui avant de partir pour Calgary.

Photo : Radio-Canada

En plus de devoir dire au revoir à sa conjointe et sa fille, l’athlète de 28 ans sait que la charge de travail sera très intense au cours des prochains jours.

On ne peut pas rester là trois mois, alors il faut patiner le plus possible lorsqu’on est sur place. Quand on revient à la maison, on est fatigué. Ce n’est pas idéal physiquement.

Idéalement, tu ne patinerais pas deux fois par jour pendant deux semaines, personne ne fait ça sur la planète.

Laurent Dubreuil

Heureusement, ce voyage à Calgary pour l’entraînement sera l’un de ses derniers en carrière.

La construction du centre de glace de Québec avance et l’an prochain, à pareille date, Laurent Dubreuil devrait pouvoir s’entraîner à temps plein sur un anneau intérieur à moins de 15 minutes de chez lui.

On va pouvoir répartir nos entraînements comme on veut, patiner quatre, cinq fois semaine et on va pouvoir continuer à faire de la musculation, des sauts et des départs en dehors de la glace. Ça va nous aider beaucoup, conclut-il.

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