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Prendre l’avion ou pas? Une médecin spécialiste des maladies infectieuses se prononce

« Le monde n’est pas sans risques », rappelle la Dre Lynora Saxinger.

Une femme marche dans l'allée centrale d'un avion d'Air Canada. Elle porte un masque, un sarrau blanc et des gants.

Selon la Dre Lynora Saxinger il faut bien y penser et évaluer si le voyage vaut le risque avant de prendre l'avion en ce moment.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Si vous vous demandez si vous devriez prendre l’avion en ce moment, prenez du temps pour réfléchir à l’importance du voyage, conseille une médecin spécialiste des maladies infectieuses.

Lynora Saxinger, qui est également professeure agrégée à la faculté de médecine de l’Université de l’Alberta, rappelle qu’il n’y a pas d’activité sans risque.

Évaluez pourquoi vous voulez prendre l’avion et ce qui se passerait si vous ne le faites pas. Si prendre un avion semble être un risque, dans quelle mesure accepteriez-vous de prendre ce risque?

Lynora Saxinger

La médecin rappelle qu’il y a de nombreuses preuves selon lesquelles les voyageurs venus de l'étranger propagent la COVID-19 d’un pays à l’autre.

C’est comme ça que ça s’est principalement répandu dans le monde entier, souligne-t-elle en précisant toutefois que les preuves d’épidémies liées à des avions ont été étonnamment légères jusqu’à maintenant.

Bien des gens pensent que les avions sont terribles parce que c’est une boîte d’air partagée avec un grand nombre d'autres personnes, alors qu'il s'agit d'une maladie respiratoire, mais les avions ne sont pas aussi terribles que les gens pourraient le penser, dit la Dre Lynora Saxinger.

La distanciation physique pour arrêter la propagation de la COVID-19 a été un message clé des autorités sanitaires de tout le pays depuis le début de la pandémie, mais est difficile à respecter dans un avion. Les deux grandes compagnies aériennes du Canada, Air Canada et WestJet, ont d’ailleurs cessé de bloquer le siège du milieu sur leurs vols depuis le 1er juillet.

Une pratique sur laquelle l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a émis des réserves, même si elle est permise en vertu des règles fédérales de transport.

Nous pensons vraiment qu’il est important d’éviter les contacts physiques étroits autant que possible, a-t-elle rappelé.

La Dre Saxinger va dans le même sens que la Dre Tam, disant que la qualité de l’air peut être un problème lorsqu'on est assis près d’un étranger dans un avion.

Si on est assis juste à côté de quelqu’un, la circulation de l’air ne va pas vraiment aider parce qu'on partage l’espace si étroitement, explique-t-elle.

Outre le port du masque, ce qui est obligatoire sur tous les vols au Canada depuis le 20 avril, la Dre Saxinger insiste sur l’importance d’avoir une bonne hygiène des mains et, si possible, une protection oculaire.

Avec ces précautions, le transport aérien est possible, croit-elle, mais les gens doivent vraiment y penser avant de réserver un vol.

Nous ne vivons pas dans un monde sans risque, et les voyages peuvent être raisonnables si on fait les choses intelligemment, conclut-elle.

Avec les informations de l'émission Edmonton AM

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