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Des programmes sociaux menacés à cause de la pandémie

Les façades de l'hôtel YWCA de Vancouver et du Skwachàys Lodge and Gallery.

Le YWCA et le Skwachàys Lodge and Gallery ont été durement touchés par la pandémie. Les organisations qui les gèrent s'inquiètent de l'avenir des programmes qu'elles soutiennent.

Photo : Facebook du YWCA Hotel Vancouver et du Skwachays Lodge

Radio-Canada

La baisse du tourisme pourrait priver de revenus des entreprises sociales qui viennent en aide à des personnes en situation de précarité en Colombie-Britannique.

L'hôtel YMCA de Vancouver ressemble à n'importe quel autre hôtel offrant aux voyageurs à petit budget un lieu de séjour propre et confortable.

Ce qui le différencie des dizaines d'autres dans la région, ce sont les revenus qu'il génère pour soutenir les programmes sociaux du YWCA Metro Vancouver, un organisme à but non lucratif axé sur les femmes et leurs familles.

Des programmes sociaux menacés

Selon Arthur Mills, vice-président de l'hôtellerie et du développement du logement pour le YWCA, certains de ces programmes pourraient bientôt être menacés.

L'hôtel s'efforce de remplir ses chambres et de récupérer les revenus perdus durant le confinement tout en respectant les restrictions dues à la COVID-19. Cependant, la pandémie pourrait avoir mis un frein à la pérennité des subventions offertes à ces programmes sociaux.

Cela a été dévastateur, déplore M. Mills.

Il explique que. en 40 ans dans ce secteur, il n'a jamais vécu une telle situation.

L'hôtel est habituellement occupé à 90 % à cette époque de l’année et il génère environ 5 millions de dollars par an.

À l'heure actuelle, le taux d'occupation est de 15 %, et l’organisme à but non lucratif craint pour l’avenir.

Selon Arthur Mills, les programmes sociaux du YWCA Metro Vancouver survivent pour l'instant.

Nous restons fidèles à nos services, à nos mères célibataires et à leurs enfants et nous essayons de les aider à avancer sur la voie de l'indépendance économique, souligne-t-il.

Mais il ajoute que, si la situation ne s'améliore pas, l'organisation pourrait être obligée de prendre des décisions difficiles et de mettre en attente, voire d'annuler, certaines aides.

L'hôtel offre une subvention pour fournir un abri d'urgence aux femmes dans le besoin.

Il offre aussi des programmes cruciaux tels que le soutien aux mères célibataires, les services de prévention de la violence, les programmes pour les jeunes et l'aide à la recherche d'emploi.

D’autres entreprises sociales dans la même situation

L'hôtel YWCA de Vancouver n'est pas la seule entreprise sociale à être en difficulté en raison de la baisse du tourisme.

Le Skwachàys Lodge and Gallery, un hôtel-boutique disposant d'une galerie d'art autochtone, finance entièrement 24 suites de logements supervisés pour les artistes autochtones.

Depuis le 19 mars, l’hôtel a fermé ses portes en raison de la COVID-19 et se prépare à une perte de 500 000 $.

Une perte considérable pour la Skwachàys Lodge and Gallery, qui génère annuellement un peu moins de 1,5 million de dollars.

La COVID-19 a mis en péril le programme, précise David Eddy, le directeur général de la Vancouver Native Housing Society.

S'il devait être annulé, ils [les résidents] seraient bouleversés, et il y aurait des conséquences économiques, psychologiques et personnelles, poursuit-il.

Depuis quatre mois, l'hôtel situé dans ce bâtiment de quatre étages reste fermé.

La galerie a déjà rouvert, et l'hôtel pourra à nouveau accueillir les clients à partir du 7 août.

Les hôtels YWCA et Skwachàys sont actuellement à la recherche d'autres sources de revenus pour soutenir leurs programmes.

L'hôtel YWCA envisage d'ouvrir ses suites aux personnes qui ne trouvent pas de logement et de promouvoir l'hôtel auprès des communautés locales.

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