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Des parents albertains s'opposent au plan de retour à l'école de la province

Jeune élève avec un sac sur le dos devant une affiche souhaitant une bonne rentrée des classes.

Tous les élèves ou membres du personnel présentant des symptômes de COVID-19 devront rester à la maison.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Environ un mois avant la rentrée scolaire, un groupe d’environ 2000 parents et enseignants albertains critique le plan de retour à l'école de la province et réclame que des changements y soient apportés.

Tandis que ce plan met en valeur le succès de l'Alberta dans la lutte contre la COVID-19, selon le premier ministre albertain, Jason Kenney, il est qualifié de dangereux par le groupe qui se nomme Wall of Alberta Moms and Dads.

Dans le scénario de rentrée des classes présenté le 21 juillet par la ministre de l'Éducation, Adriana LaGrange, le gouvernement présente de nombreuses recommandations spécifiques, telles que la création de cohortes lorsque cela est possible et la distanciation physique.

Il demande également l'échelonnement des pauses et des heures de classe ainsi que celle des heures et des lieux d'embarquement dans les autobus scolaires et la mise en place de sièges attribués à l'école et dans les autobus scolaires.

Ce scénario devrait rendre toute personne qui a un enfant à l'école ou un ami enseignant absolument furieux, explique David Gray, l’un des fondateurs du groupe.

Ce dernier connaît bien l'environnement scolaire, puisque sa défunte épouse a exercé le métier d'enseignante pendant 30 ans.

Chaque année, elle rentrait à la maison avec un nouveau rhume, une grippe, une pneumonie, se rappelle-t-il.

Les écoles sont des nids à infections.

David Gray, l’un des fondateurs du groupe Wall of Alberta Moms and Dads

Selon lui, il n'y a aucun moyen d’assurer la sécurité des enfants à l'intérieur des écoles avec le plan présenté par le gouvernement.

Nous soutenons le retour en classe, mais seulement dans un environnement sûr, dit-il.

David Gray pose au côté de sa fille pour la photo.

David Gray a deux enfants qui doivent retourner à l'école au mois de septembre.

Photo : Radio-Canada / David Gray

Le groupe envisage d'utiliser toutes les voies possibles pour faire passer son message.

Le gouvernement doit savoir qu'il y a des dizaines de milliers de parents prêts à descendre dans la rue pour protéger leurs enfants, dit-il.

Des marques de soutien

Le groupe a déjà reçu des témoignages de la part de parents ou d'enseignants.

Je veux aider! Je suis une professionnelle de l'événementiel, et mon mari est enseignant. Je veux vraiment d'une rentrée plus sûre dans les écoles, écrit une femme.

Je suis mère d’un enfant qui entre en 8e année et je refuse de l'envoyer sans protection et d'attendre de voir s’il tombe malade. Je suis heureuse de ne pas être seule dans ce combat, écrit une autre.

Je ne renverrai pas mes enfants dans ce scénario, écrit une mère qui explique qu'elle souffre d’asthme tout comme sa fille.

Je serais heureux de vous aider, écrit un médecin, père d’un enfant qui entrera en première année.

Demande de modifications

Le groupe demande notamment au gouvernement de réduire la taille des classes et d'augmenter le financement des écoles pour davantage de mesures de sécurité.

Tous les parents sont terrifiés.

David Gray, l’un des fondateurs du groupe Wall of Alberta Moms and Dads

À la fin du mois de juillet, le premier ministre Jason Kenney a mentionné que les conseils scolaires pourront accéder à leur réserve financière si nécessaire.

Si le gouvernement refuse de procéder à des changements, de nombreux parents refuseront d’envoyer leurs enfants à l’école, selon David Gray.

Nous sommes prêts, nous avons un plan pour faire l’école à la maison, confie-t-il en parlant de ses deux enfants.

Adriana LaGrange soutient que le plan de réintégration fonctionne, car elle l’a vu à l'œuvre dans des écoles du Conseil scolaire catholique de Calgary pendant des semaines pour les cours d’été.

Ils ont utilisé les directives qui figuraient dans notre plan de réintégration, et tout a très bien fonctionné, affirme-t-elle.

Selon David Gray, il est idiot de comparer le Conseil scolaire catholique de Calgary à toute la province. 

Ils ont mis en place leur scénario avec des classes de 10 élèves, alors que les classes à la rentrée en auront au minimum le double et ils ont tout même eu trois cas positifs, déplore-t-il.

Sur sa page Facebook, le groupe explique que le mois restant avant la rentrée scolaire est largement suffisant pour faire des changements au scénario de retour à l’école.

C'est un énorme défi. Je pense qu'il est temps que la population albertaine se rassemble et mette sur pied un plan dans lequel nous aurons tous confiance, conclut David Gray.

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