•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les équipes de hockey juniors nagent en pleine incertitude

L'intérieur de l'aréna Iamgold où jouent les Huskies de Rouyn-Noranda.

L'aréna Iamgold de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Une grande incertitude règne toujours au sein des organisations de hockey junior majeur concernant la tenue de la prochaine saison, à trois semaines du début souhaité des camps d’entraînement.

Un plan proposé à Québec par le circuit Courteau prévoit une saison de 60 matchs qui pourrait débuter en octobre. Les 18 équipes seraient réparties en 3 divisions et elles disputeraient uniquement des matchs à l’intérieur de leur division, pour limiter les voyages.

Chez les Foreurs de Val-d’Or, le président Dany Marchand croit que le plan tient la route pour assurer la protection des joueurs, du personnel et des partisans. Toutefois, la présence ou non d’amateurs dans les arénas et la capacité maximale acceptée par la santé publique le préoccupent.

C’est la grosse inconnue présentement, lance-t-il. Si on reste à un maximum de 250 personnes, on est loin du compte pour être viable, et c’est le cas pour toutes les équipes. On n’a pas le luxe des ligues professionnelles d’avoir des contrats de télévision qui permettent de générer des revenus même sans partisans ou sans concessions. C’est sûr qu’on aura besoin d’aide financière et la Ligue est proactive dans ses discussions sur cet aspect.

Dany Marchand, le président des Foreurs de Val-d'Or

Dany Marchand, le président des Foreurs de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Même son de cloche chez les Huskies de Rouyn-Noranda, où le président Jacques Blais maintient qu’une aide gouvernementale sera nécessaire.

On va voir ce que le gouvernement va nous sortir comme condition pour le nombre de personnes dans les arénas, mais si c’est comme aujourd’hui, toutes les équipes vont avoir bien de la misère, précise-t-il. C’est sûr qu’on est prêt à demander de l’aide. On va voir ce qu’ils vont compenser.

Préparatifs

Le président des Huskies se dit optimiste quant à la viabilité du plan proposé par la LHJMQ.

J’aimerais avoir du hockey le 1er octobre, et notre organisation et nos joueurs se préparent pour ça, ajoute Jacques Blais. Je suis bien optimiste que les choses vont s’ajuster au fil des semaines, mais en même temps, le gouvernement aussi cherche des réponses. Personne n’est un devin et n'est assuré de comment les choses vont se passer. Notre but principal est d’avoir du hockey et de garder le club à Rouyn-Noranda.

Un homme portant une épinglette des Huskies sourit à la caméra.

Le président des Huskies, Jacques Blais

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

De leur côté, les Foreurs travaillent déjà avec les autorités municipales de Val-d’Or pour établir différents scénarios qui permettraient de respecter une distanciation dans les gradins ou les loges. Cependant, tout le travail de préparation se fait sans aucune certitude sur le scénario qui sera adopté.

Le bureau du commissaire Courteau est en contact avec les autorités de la santé publique, mais on sait que tous nos scénarios peuvent changer d’un jour à l’autre, souligne Dany Marchand. Comme pour tout le monde dans la société, il va falloir être flexible. Si on ne peut pas partir en octobre, il existe d’autres scénarios à 36 ou 44 matchs pour décembre ou janvier. À l’approche des camps, ça nous ajoute une dose de stress. Tout le monde veut du hockey, mais on veut le faire dans les meilleures conditions possible.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !