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Des politiciens inquiets que le port du masque ne soit pas obligatoire sur la Colline

Vue du parlement du Canada, à Ottawa.

Le couvre-visage est recommandé, mais pas obligatoire dans les édifices parlementaires d'Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des politiciens s’expliquent bien mal que le port du masque ne soit pas obligatoire dans les édifices de la colline du Parlement et au Sénat, même s’ils le sont dans les autres lieux publics intérieurs de la capitale fédérale.

Je pense que c’est le gros bon sens qu’il faut emboîter le pas au Québec et à l’Ontario, où on exige le port du masque dans les édifices parlementaires, note le député libéral de Hull—Aylmer, Greg Fergus. C’est essentiel, renchérit son collègue de Gatineau, Steve MacKinnon, pour qui le masque est devenu un incontournable.

Or, même s’ils se trouvent à Ottawa, les édifices de la colline du Parlement sont de compétence fédérale et, donc, les règlements qui y sont appliqués ne sont pas nécessairement les mêmes que dans le reste de la capitale.

Bien que la Chambre des communes ne soit pas, à strictement parler, assujettie au Règlement provisoire sur le port obligatoire du masque de la Ville d’Ottawa, elle est actuellement fermée au public et n’est donc pas considérée comme un lieu public en ce moment, explique aussi par courriel le bureau du président de la Chambre des communes.

C'est le National Post qui a déniché ces informations par la suite confirmées par Radio-Canada.

Un petit nombre de députés dans la Chambre des communes à Ottawa.

Un petit nombre de députés siègent encore en personne à la Chambre des communes pour faciliter la distanciation (archives).

Photo : CBC / Sarah Sears

Une recommandation mise en pratique

Il serait évident, fait cependant valoir M. Fergus, d’imposer le port du couvre-visage, car c’est la suite logique de l’éventail des mesures mises en place depuis le début de la crise sanitaire sur la Colline. On avait pris les grands moyens pour réduire le nombre de députés sur la colline du Parlement durant cette pandémie. On a créé un comité spécial, et quand on siège quasi normalement, on se limite à un certain nombre de députés, rappelle M. Fergus.

Greg Fergus, un député noir à la Chambre des communes.

Le député libéral Greg Fergus (archives).

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier

Le port du couvre-visage est toutefois fortement encouragé, particulièrement lorsque la distanciation physique est impossible. Au Sénat, ce message – de même que celui des autres bureaux de santé publique sur l’importance du masque – semble être bien entendu.

En pratique […], on entre [au Sénat], on porte le masque, on l’enlève quand on est assis dans nos sièges à deux mètres, relate la sénatrice indépendante Chantal  Petitclerc. Chaque fois qu’on est allés, les consignes sanitaires ont été respectées de façon exemplaire, souligne-t-elle aussi.

La sénatrice indépendante Chantal Petitclerc.

La sénatrice indépendante Chantal Petitclerc (archives).

Photo : Radio-Canada

Des inquiétudes pour les autres travailleurs de la Colline

En plus d'inquiéter les politiciens, les règles encadrant le port du masque soulèvent des questions chez toutes les autres personnes qui travaillent dans les édifices parlementaires, affirme le président du Syndicat des employées et employés nationaux, Kevin King.

Il faut réglementer beaucoup plus, il ne faut pas que ce soit juste une idée.

Kevin King, président du Syndicat des employées et employés nationaux

M. King estime que les gestionnaires des lieux ont mis trop de temps à agir afin de mettre en place des mesures de sécurité pour les employés du Parlement.

Il est nécessaire pour les employés, s’ils sont à moins de deux mètres, de porter un masque, surtout ceux au parlement, déclare le leader syndical. [Les gestionnaires] doivent protéger leurs employés, point final.

Avec les informations d'Antoine Trépanier

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