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Les faucons : des alliés efficaces des plages de Magog

Marie-Hélène Caron, officière de gestion de la faune, avec un faucon.

Marie-Hélène Caron est l'officière de gestion de la faune qui travaille à Magog cet été.

Photo : Crédit : Marco Bergeron

Radio-Canada

Depuis 2014, la Ville de Magog fait appel à des fauconniers pour éloigner les oiseaux dommageables pour ses plages et la qualité de leur eau.

Le projet-pilote a fait ses preuves; c’est pourquoi pour un septième été consécutif, la municipalité fait appel à des faucons et à des buses pour effaroucher les oiseaux aquatiques qui se font trop nombreux à proximité des diverses plages bordant le lac Memphrémagog.

La coordonnatrice à la division environnement de la Ville de Magog, Josiane Pouliot, soutient qu’il s’agit pratiquement d’un emploi à temps plein. Un fauconnier passe 480 heures, réparties sur toute la période estivale et sur la période de nidification des oiseaux aquatiques, à arpenter les plages, tôt le matin ou en soirée, pour effaroucher les canards, les goélands et les bernaches qui s’y trouvent. L’employé se charge aussi du dénombrement des oiseaux dans la baie de Magog et de l’éducation du public. Si les oiseaux s’y retrouvent si nombreux, c’est que plusieurs personnes les nourrissent le long des berges, un comportement à éviter.

La trop grande présence de ces oiseaux aquatiques a pour conséquence d’augmenter le nombre de fientes dans l’eau et d’en dégrader la qualité. Les cas de dermatites du baigneur sont aussi plus nombreux lorsque les oiseaux sont trop présents.

L’utilisation des fauconniers vise à avoir une approche plus naturelle de prédateurs pour faire peur aux oiseaux aquatiques, pour les rediriger vers des lieux plus naturels, plus adaptés pour eux.

Le poids des faucons est l’élément-clé pour s’assurer de la sécurité de la manœuvre. Un faucon ayant un poids idéal n’aura pas envie de chasser et d’attaquer, mais vraiment juste de faire peur et d’éloigner les oiseaux explique Mme Pouliot.

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