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Peut-être jamais de solution miracle contre la COVID-19, avertit l'OMS

Portrait du  directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'OMS a averti que la pandémie de COVID-19 serait probablement « très longue ».

Photo : afp via getty images / Fabrice Coffrini

Agence France-Presse

Malgré la course aux vaccins en cours pour vaincre la COVID-19, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti lundi qu'il n'y a pas de panacée et il n'y en aura peut-être jamais.

Les essais cliniques nous donnent de l'espoir. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous aurons un vaccin efficace, notamment sur la durée, a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Mais ce nouveau coronavirus peut aussi être maîtrisé, a-t-il affirmé, notamment à force de gestes barrières, de bonnes pratiques et d'engagement politique.

Le comité d'urgence de l'OMS qui s'est réuni vendredi a été très clair : quand les dirigeants travaillent de façon très étroite avec les populations, cette maladie peut être maîtrisée, a-t-il souligné.

Il faut contenir les flambées, tester, isoler et traiter les patients, rechercher et mettre en quarantaine leurs contacts, mais aussi informer, a souligné le responsable, en pressant les populations de continuer, elles, à respecter les gestes barrières (distances physiques, port du masque, hygiène...) pour rompre les chaînes de transmission du nouveau coronavirus.

Le message aux gens et aux gouvernements est : faites tout cela. Et continuez quand c'est sous contrôle!, a-t-il lancé, après avoir souligné que plusieurs pays qui semblaient avoir passé le plus dur connaiss[aient] de nouvelles flambées.

La pandémie a fait au moins 690 000 morts dans le monde depuis fin décembre. Plus de 18 millions de cas ont été officiellement comptabilisés, dont au moins 11,5 millions ont été guéris.

Depuis le mois de juillet, le nombre de nouveaux cas quotidien à travers le monde dépasse les 200 000.

Les pays comptant le plus de cas sont les États-Unis (4,8 millions), le Brésil (2,7 millions) et l'Inde (1,8 million).

Le 10 juillet, l'OMS a dépêché en Chine un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale pour une mission exploratoire avant le démarrage d'une enquête que l'organisation de l'ONU pour la santé veut mener sur l'origine du virus, apparu en Chine fin 2019.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé lundi que cette mission avait achevé le travail préparatoire.

L'équipe avancée de l'OMS qui s'est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d'efforts conjoints pour identifier les origines du virus, a déclaré le directeur général de l'OMS.

Des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d'infection des premiers cas, a-t-il précisé.

La grande majorité des chercheurs s'accordent pour dire que le nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 – à l'origine de la pandémie – est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu'il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l'homme.

C'est cette pièce du puzzle que la communauté scientifique internationale et l'OMS espèrent découvrir afin de mieux comprendre ce qui s'est passé, pour mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

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