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Coronavirus : de nouvelles restrictions à travers le monde

Un parc à Melbourne.

La population de Melbourne, en Australie, est placée sous couvre-feu. Les commerces non essentiels devront fermer leurs portes dès jeudi et les habitants n'auront plus le droit de sortir à plus de cinq kilomètres de leur domicile.

Photo : afp via getty images / WILLIAM WEST

Agence France-Presse

Les habitants de Melbourne, deuxième ville d'Australie déjà sous couvre-feu, vont voir leurs commerces non essentiels fermer, les Philippines reconfinent de leur côté près du quart de leur population face à un rebond des cas de COVID-19, qui a contaminé plus de 18 millions de personnes à travers le monde. Les autorités locales imposent de nouvelles consignes un peu partout dans le monde.

Le rythme de la pandémie, qui a fait près de 700 000 morts, continue de s'accélérer dans le monde, particulièrement aux États-Unis et en Amérique latine.

À partir de mercredi minuit, tous les commerces non essentiels seront fermés à Melbourne, ainsi que les administrations, une mesure qui s'ajoute au couvre-feu nocturne imposé depuis dimanche soir aux résidents de la ville, pour six semaines. Supermarchés, pharmacies et magasins d'alcool font partie des commerces qui bénéficieront d'une exemption.

L'heure n'est plus au laxisme, le temps des avertissements est fini, a déclaré Daniel Andrews, le premier ministre de l'État de Victoria, dont Melbourne est la capitale. Les six prochaines semaines sont absolument critiques pour enrayer la reprise de l'épidémie, a-t-il souligné.

Malgré un confinement instauré début juillet, Melbourne a continué d'enregistrer des centaines de nouveaux cas quotidiennement et a annoncé 13 décès lundi.

En France, le premier ministre a appelé lundi ses concitoyens et les services de l'État à ne pas baisser la garde, afin d'éviter un reconfinement généralisé.

Le départ depuis le Danemark du Tour de France, plus grande course cycliste du monde, prévu en 2021, a été repoussé d'un an, pour éviter un chevauchement des événements sportifs chamboulés par la COVID-19.

Aux Philippines, les autorités ont également annoncé un reconfinement à partir de mardi qui va toucher plus de 27 millions de personnes, soit environ le quart de la population, après le cri d'alarme des associations de médecins qui ont averti que le pays était en train de perdre la bataille contre la COVID-19.

Un étal au marché de Quezon City

À Quezon City, aux Philippines, le marché continuait d'accueillir les clients, dimanche, alors que les infections à la COVID-19 augmentent.

Photo : AP / Aaron Favila

Depuis le début du mois de juin, les infections ont quintuplé, dépassant la barre des 100 000 cas, alors que les décès s'élèvent à environ 2000.

Nous n'avons pas été à la hauteur. Personne ne s'attendait à cela.

Rodrigo Duterte, président des Philippines

Le rythme de la pandémie continue globalement de s'accélérer, avec un million de cas supplémentaires détectés dans le monde en moins de quatre jours.

Le coronavirus en chiffres

  • 689 758 morts au total depuis que l'OMS a fait état de l'apparition de la maladie en Chine à la fin décembre.
  • Plus de 18 109 730 cas d'infection diagnostiqués dans 196 pays et territoires.
  • Au moins 10 505 100 guérisons dans le monde.
  • Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 154 860 décès pour 4 667 957 cas recensés.
  • Le taux de mortalité est le plus élevé en Belgique (85 décès pour 100 000 habitants), qui est suivie par le Royaume-Uni (68), l'Espagne (61), le Pérou (59), et l'Italie (58).

Source : bilan réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'OMS.

Les États-Unis, toujours au sommet des contaminations

En termes de décès, les États-Unis sont de loin le pays le plus lourdement touché, avec 154 834 morts, dont 515 au cours des dernières 24 heures. Viennent ensuite le Brésil (94 104 morts), le Mexique (47 746), le Royaume-Uni (46 193) et l'Inde (37 364).

Alors que le dispositif exceptionnel d'indemnisation des chômeurs est arrivé à expiration, aux États-Unis, une prolongation des mesures divise élus démocrates et républicains.

L'allocation fédérale spécifique s'élevait à 600 $ par semaine, un programme jugé trop coûteux par les républicains et essentiel par les démocrates. Ces derniers insistent pour que soit mis en place un plan d'aide publique d'environ 1000 milliards de dollars.

L'Amérique latine et les Caraïbes, avec plus de 201 000 morts, sont à présent la deuxième région la plus touchée après l'Europe, qui compte plus de 210 000 morts.

En Argentine, le ministère de la Santé a annoncé que les 200 000 cas de contamination avaient été dépassés et que les réunions sociales seraient interdites dans tout le pays à partir de lundi.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a ordonné dimanche une quarantaine stricte dans tout le pays. Près de 200 personnes ont été interpellées pendant le week-end, notamment au cours de fêtes clandestines, pour avoir violé le confinement.

Le président vénézuélien a récemment épinglé les rumbas, des fêtes réunissant des dizaines de personnes autour de musique et d'alcool, estimant qu'elles agissaient comme autant de foyers de contamination au nouveau coronavirus.

Rentrée scolaire en Allemagne

En Allemagne, des milliers d'élèves ont repris lundi le chemin de l'école, les premiers en Europe, une rentrée marquée par de strictes mesures sanitaires et qui fera office de test.

Des élèves à la rentrée scolaire

Les élèves retournent en classe en Allemagne lundi. Le land de Mecklembourg-Poméranie occidentale est le premier à reprendre le fonctionnement normal des écoles dans le pays.

Photo : AP / Bernd W'stneck

Les quelque 150 000 élèves de Mecklembourg-Poméranie, région du nord-est, sont ainsi les premiers à retourner à l'école après des mois d'interruption et de cours principalement en ligne.

Les enfants avaient besoin d'être présents à l'école, car il faut éviter que le retard ne s'accroisse, a expliqué à l'AFP Steffen Kästner, directeur de l'école CJD Jugenddorf-Christophorus à Rostock. Certaines règles y sont désormais à respecter, notamment le port du masque dans les couloirs.

L'Allemagne a jusqu'à présent été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9200 morts, mais les autorités s'alarment d'une lente reprise des infections.

Au Liban, un médecin directeur d'un hôpital gouvernemental s'est imposé comme une figure de confiance pour ses compatriotes habituellement circonspects face à un secteur public défaillant, en égrenant inlassablement conseils et avertissements.

Soyons honnêtes, les capacités du Liban ne sont pas très élevées. C'est pourquoi il faut nous concentrer sur la protection, souligne le Dr Firass Abiad.

Un homme portant un masque devant une affiche du coronavirus

Plus de 18 millions de cas de coronavirus ont été déclarés dans le monde.

Photo : Reuters / PHIL NOBLE

Hausse inquiétante des grossesses au Kenya

Au Kenya, la tragédie touche aussi les adolescentes, encore plus nombreuses qu'auparavant à tomber enceintes.

En raison du confinement, certaines jeunes filles ont dû vendre leur corps pour survivre et d'autres, obligées de rester chez elles en raison de la fermeture des écoles, ont eu des relations sexuelles plus fréquentes.

Oriema Otieno, médecin à Embakasi, un quartier de Nairobi, dit avoir vu plus de jeunes filles enceintes qu'en temps ordinaire.

Normalement, quand les écoles sont ouvertes et que les adolescentes sont à l'école, on en voit deux tous les trois mois. Maintenant il y a une augmentation, avec environ sept ou huit par mois, affirme-t-il.

En Afrique du Sud, le gendarme de l'éthique publique annonce une enquête à la suite de plusieurs plaintes concernant des défaillances dans la gestion par l'État de la pandémie, notamment dans l'attribution de contrats d'équipements ou à des centres de quarantaine.

Parmi les présumés agissements abusifs dénoncés figurent la fourniture au gouvernement de matériel de protection à des prix surévalués ou encore l'attribution d'un contrat pour servir de lieu de quarantaine à un centre délabré, où manquaient les produits de base, tels que le papier toilette.

Plusieurs centaines d'autres plaintes concernent le rejet de dossiers de demandes d'une aide mensuelle spéciale destinée aux personnes en difficulté privées d'autres prestations sociales.

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