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Course à la montre pour trouver des espaces pour les sans-abri d’Edmonton

Un homme sur un trottoir se frotte les mains pour se réchauffer.

La province a la responsabilité d'aider les associations qui luttent contre l'itinérance, selon le maire d’Edmonton, Don Iveson.

Photo : iStock

Radio-Canada

La course à la montre pour trouver des places pour les sans-abri d’Edmonton est lancée. Vendredi, le centre EXPO, qui avait été reconverti en refuge temporaire en raison de la pandémie de COVID-19, a fermé ses portes, laissant quelques 500 itinérants dans la rue.

Les gestionnaires du centre ont expliqué qu’ils se doivent de relancer leurs activités et que le gouvernement provincial ne finance plus le refuge temporaire.

La province précise toutefois, dans un communiqué, que l’espace de quarantaine du centre EXPO restera ouvert jusqu’au 14 août et qu’elle travaille en étroite collaboration avec les refuges d’Edmonton afin de permettre une transition vers un service ouvert 24 h sur 24 h pour les sans-abri.

Elle ajoute que plus de services en ligne seront disponibles dans les jours et semaines à venir et que certains services de jour seront disponibles dès cette fin de semaine dans deux refuges de la capitale : le Hope Mission et le Mustard Seed.

Des informations en lien avec la date exacte de l’ouverture de ces centres permanents, le nombre de places d’hébergement qui seront disponibles, la durée de ces ententes ou encore sur le financement que la province devra débourser pour fournir ces services ne sont pas encore connues.

Réponse incomplète, selon des refuges

Le directeur général du centre d’aide aux moins nantis Bissell, à Edmonton, Guy St-Armand, voit d’un bon oeil le désir de la province de collaborer avec les organismes communautaires.

Il craint cependant que ces derniers ne soient en mesure de répondre à la demande, comme le faisait le centre EXPO avec ses 500 places.

Quand on regarde la capacité d'accueil du centre EXPO versus notre nouvelle capacité limitée, même avec des places supplémentaires, nous craignons d’avoir besoin d’encore plus de places une fois que le temps froid sera revenu. Je pense que nous avons du chemin à faire en nous basant sur les données actuelles de la COVID-19.

Selon le directeur général du centre Mustard Seed, Dean Kurpjuweit, son centre et la mission Hope seront en mesure de soutenir environ 200 personnes lorsqu’ils seront pleinement opérationnels. À l'heure actuelle, note-t-il, son centre aura encore besoin de quelques jours pour s'ajuster.

De toute évidence, il y aura une lacune pendant un moment. Nous travaillons avec le gouvernement de l’Alberta, la Ville d’Edmonton et des agences partenaires pour déterminer comment nous pourrons la combler rapidement, a-t-il dit.

C’est un premier pas, mais il reste encore du travail à faire.

Dean Kurpjuweit, directeur général, Mustard Seed
Un itinérant sous des draps dans le centre-ville d'Edmonton, le 11 décembre 2019.

Selon la Ville, il y a près de 2000 sans-abri dans la capitale albertaine, dont environ 500 dorment dans la rue chaque soir.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Le directeur général du centre communautaire Boyle Street, Jordan Reiniger, explique que les soutiens critiques ont disparu du jour au lendemain lorsque la pandémie a frappé et que c’est la raison pour laquelle il était important d’avoir un abri d’urgence.

Nous craignons qu'il y ait encore beaucoup de gens qui n'auront nulle part où aller et qui ne pourront pas être en sécurité et avoir accès aux services de base avec cette réponse.

Retirer ces soutiens sans réponse complète ne fait qu'augmenter le niveau de peur, d’anxiété et de risque dans la communauté.

Jordan Reiniger, directeur général du centre communautaire de Boyle Street

Mercredi, le maire Don Iveson a appelé la province à travailler avec les agences locales pour s'assurer que les sans-abri d'Edmonton aient accès à des services essentiels pendant la fermeture du refuge d'urgence.

Le centre avait été transformé en refuge au début de la pandémie pour accueillir les sans-abri, leur offrir de la nourriture, de l’aide médicale ainsi qu’un espace de quarantaine pour ceux qui présentent des symptômes liés à la COVID-19.

Une coalition de travailleurs de première ligne et d'organisateurs des communautés noires et autochtones fournit déjà des ressources aux personnes en situation d'itinérance dans un campement installé dans le quartier de Rossdale.

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