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Un magazine étudiant bilingue se taille un beau succès à l’Université de Toronto

Couverture du magazine La Mosaic.

Géré par des étudiants de l'Université de Toronto, la publication offre des articles en français et en anglais d'étudiants d’universités canadiennes et internationales.

Photo : Radio-Canada

Nicolas Haddad

Géré par un groupe de jeunes étudiants, La Mosaic est le premier magazine bilingue français-anglais de l’Université de Toronto, le plus grand établissement postsecondaire anglophone du pays.

La publication présente des articles dans les deux langues officielles et mise sur la diversité pour rassembler des articles rédigés par des étudiants d’à travers le pays, et d’au-delà des frontières canadiennes.

Grace El Chami parle au journaliste.

Grace El Chami va entamer sa quatrième année à l'Université de Toronto.

Photo : Radio-Canada

La Mosaic présente des articles qui portent [...] sur la culture, les problèmes sociaux, la politique, l'actualité [...] et pas juste des sujets qui portent sur le Canada, explique la Torontoise Grace El Chami, fondatrice et rédactrice en chef de la publication.

On y retrouve entre autres des articles sur le créole haïtien, sur l’utilisation du mot sauvage dans la langue française, sur les mots empruntés au français dans le farsi moderne, et un article intitulé les hommes devraient-ils porter des jupes?

Pour sa part, la rédactrice du contenu francophone de La Mosaic, Claire Luc, estime que l’Université de Toronto était au rendez-vous pour aider le groupe à réaliser sa vision du projet.

Claire Luc parle au journaliste.

Étudiante de troisième année en littérature française à l'Université de Toronto, Claire Luc gère les contenus francophones publiés par « La Mosaic ».

Photo : Radio-Canada

On a reçu beaucoup de soutien pour notre budget, donc on n’aurait probablement pas pu imprimer notre magazine sans l’aide de l’université, indique-t-elle.

Imprimée à une cinquantaine d’exemplaires, la première édition du magazine parue en novembre 2019 présentait un produit léché qui misait autant sur la qualité visuelle que sur le contenu.

Le virus force un changement de cap

À cause du coronavirus, on a dû annuler la sortie de notre 2e édition imprimée, explique la rédactrice en chef.

Un groupe de jeunes femmes réunies autour d'une table de café.

Pour l'instant, l'équipe de direction de « La Mosaic » est composée entièrement de femmes.

Photo : Avec l'autorisation de Grace El Chami

Plutôt que d’abandonner le projet, l'équipe créative a saisi l’occasion au mois de juin de percer l'environnement numérique — ce qui lui a permis d’élargir le public de La Mosaic.

Dès qu'on a fait paraître notre site, c'est là que plein de personnes nous ont reconnues [...] et on a eu beaucoup plus de gens qui aimeraient participer au projet.

Grace El Chami, fondatrice et rédactrice en chef de « La Mosaic »

Pour Claire Luc, le virage numérique a déclenché un élan de croissance pour cette publication étudiante qui tente d’aller au-delà des frontières de son campus torontois.

Les médias sociaux nous ont beaucoup aidés à atteindre les lecteurs et aussi de nouveaux membres pour le magazine, beaucoup d’élèves qu’on n’aurait pas pu atteindre sans les médias sociaux, souligne-t-elle.

Mais cette dernière n’écarte pas pour autant la valeur d’une publication en format papier. On attend de voir ce qui va arriver avec les mesures de santé, mais je crois qu’une fois que ce sera permis, on essaiera d’imprimer [à nouveau] notre magazine pour pouvoir atteindre plus de gens.

La diversité est le dénominateur commun

Comme le suggère son nom, La Mosaic se veut une publication rassembleuse pour illustrer la diversité de ses membres ainsi que celle de l’université qui les accueille.

L'Université de Toronto.

Avec plus de 93 000 étudiants en date de septembre 2019, l'Université de Toronto est le plus grand établissement postsecondaire du Canada.

Photo : iStock

Selon le site web de l’Université de Toronto, l’établissement accueille des étudiants étrangers de 159 pays différents. Un rapport publié en 2013 par l’université indique aussi que 73 % des étudiants du baccalauréat s'identifient comme appartenant à une minorité visible.

On a voulu représenter l'identité des élèves ici à l'Université de Toronto. Parce que malgré le fait que U of T est une université anglophone, c'est aussi une université extrêmement multiculturelle. D'où vient le nom de La Mosaic, affirme Grace El Chami.

Si la diversité culturelle et linguistique est si importante dans ce projet, c’est parce que la fondatrice du magazine, issue de l’immigration, a elle-même vécu toute sa vie en situation linguistique minoritaire.

En tant qu'élève d'école francophone, j'ai toujours eu une grande passion pour le français; par contre, j'ai vécu toute ma vie à Toronto. Donc, j'ai voulu représenter cette identité très diversifiée, explique-t-elle.

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