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Plus de 18 millions de cas de COVID-19 dans le monde, 200 000 morts en Amérique latine

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Une femme masque passe devant un graffiti dépeignant, en gros plan, le visage inquiet d'une femme.

À Cali, en Colombie, comme ailleurs dans le monde, le port du masque se généralise.

Photo : afp via getty images / Luis Robayo

Radio-Canada

Le nombre de personnes infectées par la COVID-19 a dépassé dimanche les 18 millions dans le monde. La pandémie a fait plus de 200 000 morts en Amérique latine et dans les Caraïbes, qui deviennent la région la plus durement touchée après l'Europe, avec au moins 210 435 décès.

Près des trois quarts des morts ont été enregistrées au Brésil (94 104 morts) et au Mexique (47 472), selon un bilan réalisé par l'AFP qui s’appuie sur des sources officielles. Ces deux pays sont suivis par le Pérou (19 614), la Colombie (10 650) et le Chili (9608).

Quant au nombre de contaminations en Amérique latine et dans les Caraïbes, il approche des 5 millions de cas confirmés, dont plus de la moitié au Brésil (plus de 2,7 millions de cas officiellement déclarés). Cela en fait le deuxième pays recensant le plus de cas de COVID-19, derrière les États-Unis, qui totalise plus de 4,8 millions de cas.

Et certains experts estiment que le nombre de décès officiellement déclarés dans certains pays de la région est sous-estimé.

Le rythme de la pandémie continue de s'accélérer, avec un million de cas supplémentaires détectés dans le monde en moins de quatre jours.

Le risque est très élevé, selon l’Organisation mondiale de la santé, qui appelle à une réponse nationale, régionale et globale.

La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durement affectées.

Le comité d'urgence de l'OMS

Il faut se préparer à une « très longue » pandémie, a averti l’OMS.

Ailleurs dans le monde, c'est toujours la crainte d'une recrudescence des infections qui domine. Aux États-Unis après la flambée connue en juillet, le nombre de nouvelles personnes infectées semble ralentir.

Dimanche, la coordonnatrice du groupe de travail sur le coronavirus à la Maison-Blanche, la Dre Deborah Birx, a déclaré que la répartition des nouveaux cas d’infection, dans des zones aussi urbaines que rurales, marquait une nouvelle phase de la pandémie.

Un temps relativement épargnée par le coronavirus, l'Inde figure désormais en première ligne des pays touchés. Dimanche, le pays a recensé 52 783 nouveaux cas, le pire score de la journée tous pays confondus. Et le pays n'est pas au bout de sa peine, puisque le pic de contamination est attendu pour début septembre.

Un homme déguisé marche sur une plage.

Un homme personnifiant la Mort, sur la plage de Puerto Morelos, au Mexique, invite les touristes et les habitants à rentrer chez eux – les plages étant toujours fermées aux visiteurs.

Photo : Getty Images / ELIZABETH RUIZ

Sur le continent africain, c’est l’Afrique du Sud qui est le pays le plus touché par la pandémie. On y compte plus d’un demi-million de personnes contaminées, ce qui constitue plus de la moitié des cas de nouveau coronavirus sur le continent.

Aux Philippines, des associations représentant plusieurs dizaines de milliers de médecins ont rédigé une lettre ouverte évoquant un système de santé submergé.

Nous sommes en train de perdre la bataille contre la COVID-19, disent les médecins, qui rapportent un nombre important de soignants qui tombent malades ou quittent leur emploi. Certains hôpitaux refusent d'admettre de nouveaux patients.

Le gouvernement indique que 34 professionnels de santé sont morts de la COVID-19 dans le pays, qui compte plus de 2039 décès.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a ordonné dimanche une quarantaine stricte dans tout le pays, au moment où le nombre des contaminations enregistrées vient de dépasser les 2,7 millions.

La situation n’est pas plus rassurante en Europe. La Norvège dit craindre une nouvelle propagation du virus après la détection d'une quarantaine de cas sur un navire de croisière.

En France, on fait état de plusieurs nouveaux foyers dans le département de la Mayenne, dans l'ouest du pays, où le port du masque sera obligatoire lundi dans les lieux publics de 69 communes.

La Belgique a pris la décision d’interdire les voyages non essentiels vers plusieurs régions en Espagne, en Suisse et en France.

Couvre-feu à Melbourne

La police de Victoria patrouille dans les rues désertes de Melbourne.

La police de Victoria patrouille dans les rues désertes de Melbourne, où un couvre-feu de 20 h à 5 h du matin a été instauré.

Photo : Getty Images / Darrian Traynor

En Australie, les autorités ont annoncé un couvre-feu dans la deuxième ville du pays.

Pour les six prochaines semaines, les habitants de Melbourne ne pourront pas sortir à plus de cinq kilomètres de leur domicile entre 20 h et 5 h du matin.

Melbourne a continué d'enregistrer des centaines de nouveaux cas quotidiennement malgré un confinement instauré début juillet.

L’Australie a enregistré au moins 208 morts de la COVID et près de 18 000 cas confirmés.

Grogne en Allemagne

Les mesures de lutte contre la pandémie ne sont pas bien accueillies partout sur la planète, notamment en Allemagne.

Bas les masques, pas de vaccination obligatoire, ou retour des libertés! : ils étaient quelque 20 000 manifestants dans la rue samedi à Berlin pour exiger l'abolition des mesures dictées par les autorités pour lutter contre la COVID-19. Ils ont été dispersés par la police faute de masques.

Une manifestation à Berlin.

Une manifestation contre les restrictions du gouvernement à Berlin.

Photo : Reuters / CHRISTIAN MANG

Quarante-cinq policiers ont été blessés. Trois agents, atteints au visage par des débris de vitres, ont dû être hospitalisés, a précisé la police, ajoutant que 133 personnes ont été arrêtées.

Parmi les manifestants, plusieurs voient en ces mesures gouvernementales une pure tactique de peur et disent ne pas voir de danger avec le virus.

Une telle perception demeure bien présente dans une partie de la population de tous les pays du monde.

Avec les informations de Agence France-Presse

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