•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation à l’Université McGill pour le retrait de la statue de son fondateur

La statue de James McGill au milieu du campus universitaire.

Une centaine d'étudiants appellent l'Université McGill à retirer la statue de son fondateur, James McGill, connu pour son passé esclavagiste.

Photo : Stevenson/CBC

Radio-Canada

Près de 100 étudiants de l’Université McGill se sont rassemblés samedi sur le campus universitaire, appelant au retrait de la statue du fondateur de l’établissement, connu pour son passé esclavagiste.

Nous sommes réunis en face de la statue de James McGill pour que ceux qui nous succèderont n’aient pas à le faire, a lancé Heleena de Oliveira, membre du Réseau des étudiants noirs de McGill.

Originaire d’Écosse, James McGill possédait au moins cinq esclaves autochtones et d’origines africaines à Montréal.

Ce n’est pas la première fois que l’Université McGill est interpellée pour le retrait de la statue de son fondateur.

En juillet, Charmaine Nelson, professeure d’histoire à McGill, a rédigé en collaboration avec 19 de ses étudiants un document de 97 pages soulignant le passé colonial de l’établissement et relayant les problèmes de racisme vécus encore aujourd’hui par le personnel et les étudiants issus d’une minorité visible.

Selon Mme Nelson, les noirs ne représentent que 0,5 % des 1700 membres du corps professoral de l’université.

Comme beaucoup d'hommes de son époque et de sa classe socio-économique, James McGill avait des liens avec l'esclavage et le colonialisme. Ce n'est pas un lien dont notre université est fière, mais il ne doit ni ne peut être ignoré, peut-on lire dans un communiqué de l'université diffusé après la publication du document de Charmaine Nelson.

L'Université McGill n'a pas indiqué si la statue du fondateur pourrait être retirée du campus.

Un groupe de jeunes brandissant des pancartes pour le retrait de la statue de James McGill.

Plusieurs étudiants et professeurs de l'Université McGill appellent l'établissement à revoir son passé colonial.

Photo : Stevenson/CBC

En juin, une pétition appelant à remplacer la statue par un arbre a recueilli plus de 2000 signatures.

L'an dernier, la direction a annoncé qu'elle abandonnait le nom de ses équipes sportives masculines, les Redmen, jugé insultant et raciste par des étudiants autochtones.

Ces derniers jours, dans la foulée de la mort de l'Afro-Américain George Floyd, les demandes de déboulonnage des statues à l’effigie de personnages controversés se sont multipliées à travers le monde.

Certaines villes ont déjà entrepris une réflexion à ce sujet. L’an dernier, la Ville de Montréal s’est défaite du nom de rue controversé Amherst et a rebaptisé cette rue Atateken, un terme qui signifie fraternité en mohawk.

À Toronto, le maire John Tory a mis sur un pied un groupe de travail afin de repenser certains noms de rue. Il s’est notamment dit ouvert à renommer la rue Dundas, qui rend hommage au général Henry Dundas, connu pour avoir retardé l’abolition de l’esclavage de 15 ans dans l’Empire britannique.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand Montréal

Société