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À l’heure du coronavirus, des Américains souhaitent s’établir au Canada

Une affiche de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Des avocats en immigration affirment recevoir plus d'appels concernant des Américains désirant émigrer au Canada depuis la pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Alors que la COVID-19 fait rage depuis janvier aux États-Unis et que le nombre de cas augmente sans cesse chez nos voisins du sud, certains Américains regardent avec envie la situation au nord du 49e parallèle et contemplent l’idée d’émigrer au Canada.

À Blaine, dans l’État de Washington, l'avocat Len Saunders qui pratique le droit depuis 20 ans dit avoir rarement vu autant d'Américains voulant traverser la frontière pour s’établir de manière permanente au Canada. Parfois, il peut recevoir une demi-douzaine d’appels dans la même journée. Pour la plupart, il s’agit de personnes ayant déjà des connexions avec le pays, que ce soit un époux, un fiancé ou un parent.

Je reçois aussi beaucoup d'appels d'Américains qui ont des parents canadiens et qui souhaitent explorer la possibilité de devenir citoyens. Des appels que je n'aurais jamais reçus auparavant.

Len Saunders, avocat américain

Habituellement, lorsqu’un citoyen canadien et un citoyen américain s’unissent, ils ont tendance à s’établir aux États-Unis, ce qui n’est pas le cas aujourd'hui, selon lui.

Les États-Unis ont 4,7 millions de cas de COVID-19. Beaucoup d’Américains s'inquiètent de l’augmentation constante de ces cas et du fait qu’ils n’ont aucun moyen de rentrer au Canada pour voir leur partenaire.

Se marier au parc

Le parc de Peace Arch, à la frontière de la Colombie-Britannique, est un endroit unique établi en 1814, qui permet aux familles et amis des deux pays de se rencontrer sans avoir à officiellement traverser la frontière.

Selon Len Saunders, qui se rend quotidiennement au parc, des mariages y ont lieu presque tous les jours entre Canadiens et Américains.

Pour Normand Gravel, un Canadien habitant à Whistler, c’est aussi le seul endroit où, depuis la fermeture de la frontière, il peut rencontrer sa fiancée américaine, Susan, sous la surveillance d’agents frontaliers.

Ces rencontres de quelques heures ont fini par donner envie à Susan d’émigrer afin de se rapprocher de son fiancé d’une part, mais également pour la vie au Canada.

J'aime beaucoup le Canada, c'est un pays très sain d'esprit, lance-t-elle en riant.

Une immigration devancée

Mon mari et moi aimerions beaucoup revenir en Colombie-Britannique, assure Behin Dehaneny. Même si elle vit depuis 20 ans aux États-Unis, elle a toujours gardé sa citoyenneté canadienne dans l'espoir de revenir un jour au Canada.

Elle a choisi de devancer son retour sans plus attendre, inquiète de l'état de la pandémie aux États-Unis, un pays qui, déplore-t-elle, a souffert d'énormes dommages sous Donald Trump. D'après elle, le président a exacerbé le racisme, les inégalités sociales et exposé les failles du système de santé.

Pour le moment, beaucoup d’Américains semblent partager ses craintes, mais selon l’avocat spécialisé en immigration, la situation ne devrait pas durer après la pandémie.

Nous allons définitivement continuer de voir une augmentation du nombre d’Américains qui veulent émigrer au Canada tant que la situation demeure la même aux États-Unis, mais lorsque la courbe l'aplatira, je crois que moins de gens voudront venir ici, conclut l’avocat Nathan McQuarrie.

Avec les informations de Dominique Arnoldi

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