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Le paiement minimum des cartes de crédit passe à 2,5 % du solde au Québec

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Une personne tient dans sa main diverses cartes de crédit.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Depuis le 1er août, les utilisateurs de cartes de crédit au Québec doivent débourser un demi-point de plus sur le paiement minimum mensuel de leurs achats à crédit.

En vertu des nouvelles dispositions de la Loi sur la protection du consommateur, adoptées il y a un an, Québec exige maintenant que le taux passe de 2 % à 2,5 % du solde.

Les nouvelles règles de l'Office de la protection du consommateur prévoient une augmentation du seuil minimal d'un demi-point de pourcentage par année, jusqu'à ce qu'il atteigne 5 % après une période de six ans.

Si, chaque mois, vous payez 2,5 % du solde, le rythme de remboursement diminue de moitié et les frais de crédit diminuent de moitié eux aussi. Donc, un petit effort supplémentaire peut signifier beaucoup d'argent dans nos poches.

Charles Tanguay, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur

L'Office a mis en ligne un calculateur qui permet notamment de voir le coût total des frais de crédit pour un solde donné sur la carte de crédit, de même que le temps qu'il faudra pour rembourser la dette. En inscrivant différents pourcentages du solde payé chaque mois pour rembourser, le consommateur peut constater à quel point il est coûteux de ne s'en tenir qu'au paiement minimum.

Par exemple, pour un solde de 1000 $ sur une carte dont le taux de crédit est de 19,9 %, un consommateur qui ferait un paiement minimum fixé à 2 % rembourserait sa dette en 25 ans et 10 mois, en payant des frais de crédit de 3001,40 $.

Mais avec un taux de paiement minimum à 2,5 %, les frais de crédit s'élèvent à 1443,99 $, ce qui signifie qu’il faudra au consommateur 10 ans de moins pour se libérer de sa dette, soit 14 ans et 7 mois.

En novembre 2017, l’Assemblée nationale a adopté un projet de loi qui visait à revoir toutes les règles de la loi sur la protection du consommateur en matière de crédit pour prévenir le surendettement de la population. Cependant, avec la pandémie, les dépenses à crédit ont grimpé, selon un sondage.

La COVID ne fait qu'empirer les choses. Il est encore possible de réparer la situation, mais je crois qu'il y a des gens qui vont être de plus en plus endettés.

Pascale Cantin, planificatrice financière, Cantin services financiers/Groupe Lafond

Selon la conseillère, certaines personnes vont devoir retarder leur retraite de 5 à 10 ans en raison de l’endettement. Il y a des gens qui ne sont plus capables d'économiser et il y en a d’autres qui ont dû retirer des REER ou des placements qui étaient prévus pour leur retraite. […] Donc avec toutes ces sommes-là qui sont utilisées actuellement, on va devoir repousser la retraite.

Avec les informations de Marie-Josée Paquette-Comeau

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