•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pandémie est venue contrecarrer la formation des futurs militaires

Des recrues assises au sol à deux mètres de distance les unes des autres.

L'instruction des recrues des Forces armées canadiennes se fait désormais en petits groupes.

Photo : École de leadership et de recrues des FC

Sarah Xenos

La pandémie de COVID-19 est venue mettre un frein au camp d’entraînement des recrues des Forces armées canadiennes. Les futurs soldats ont dû continuer de s’entraîner à la maison avant de pouvoir terminer leur formation à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

La nouvelle de la suspension de l’entraînement et du retour à la maison est arrivée comme un choc pour le soldat Colten Siemens. Depuis le début de l’hiver, il faisait sa formation afin de devenir militaire. Mais le 24 mars, il a dû plier bagage et prendre un vol pour Kelowna, en Colombie-Britannique, le temps que la pandémie se calme.

Je me rappelle le jour où j’ai appris la nouvelle. J’arrivais en classe et nous sommes restés assis à attendre pendant quatre ou cinq heures. Et soudainement, nous devions déménager toutes nos choses et nous étions dans un avion en direction de la maison, raconte Colten.

Un militaire porte un masque et en montre un second.

Le masque non médical fait dorénavant partie de l'uniforme des militaires et doit être porté dans certaines circonstances.

Photo : École de leadership et de recrues des FC

Une fois de retour chez lui, les vacances ont été de courte durée. Le futur soldat a dû garder la forme et ses instructeurs se sont assuré de lui envoyer des exercices à faire devant l’ordinateur.

C’était génial d’être de retour à la maison tout en continuant à faire partie [des Forces], dit-il.

Maintenant que le camp d’entraînement des forces armées a repris, il ne cache pas son enthousiasme, même si l’atmosphère a changé.

Ajustement de l’entraînement

En temps normal, l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes accueille entre 800 et 1500 nouvelles recrues le temps de la formation, qui dure 10 à 12 semaines. Avant que la pandémie ne vienne bouleverser le quotidien des aspirants militaires, ils étaient 1350 sur les bancs d’école.

Présentement, on est seulement à 210 candidats, donc environ 15 % de notre capacité maximale. Ça nous permet de valider nos procédures et de capturer les leçons apprises, indique le lieutenant-colonel Guillaume Tremblay.

Fini les pelotons de 60 recrues, maintenant les classes se limitent à 15 étudiants. La distanciation physique et le port du masque à motif de camouflage sont également de mise lorsque nécessaire, soit durant certains entraînements physiques.

On a procédé à une révision du curriculum d’entraînement, explique le lieutenant-colonel.

L’entraînement physique plus intense, habituellement effectué en équipe, se fait dorénavant de manière plus individuelle. Seule la descente en rappel a été conservée, puisqu’elle augmente la résilience.

Deux militaires effectuent une descente en rappel.

L'entraînement physique a été modifié pour se conformer aux mesures sanitaires, mais la descente en rappel demeure.

Photo : École de leadership et de recrues des FC

Le lieutenant-colonel assure toutefois que la pandémie n'a pas affecté les normes d'instruction et que les recrues seront adéquatement préparées pour leur carrière militaire.

La COVID-19, un effet positif sur le recrutement?

La médiatisation autour du déploiement de l’Armée canadienne dans les foyers pour aînés au cœur de la pandémie pourrait avoir des répercussions positives sur le recrutement à plus long terme, pense le lieutenant-colonel Guillaume Tremblay.

À chaque fois qu’il y a une visibilité médiatique sur les activités militaires domestiques, […] on voit un effet positif sur le recrutement en règle général, souligne-t-il.

Pour le soldat Colten Siemens, le parallèle peut se faire également avec la perception positive que la population a des travailleurs de la santé depuis le début de la pandémie.

Ça peut définitivement influencer des gens au même titre que le travail que font les travailleurs de la santé présentement, pense-t-il.

Avec les information d'Anaïs Elboudjaïni

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Défense nationale

Société