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Jules Falardeau, sur les traces de Che Guevara

Un homme peinture le Che devant un mur.

Le documentaire « Journal de Bolivie » suit, en parallèle du groupe Juventud Libre, le travail de muralistes.

Photo : K Films

Radio-Canada

En pleine guérilla de libération du continent sud-américain, Ernesto « Che » Guevara a tenu un journal de bord. C’est cet objet qui a inspiré le titre du documentaire de Jules Falardeau et Jean-Philippe Nadeau Marcoux, Journal de Bolivie. Au micro de Maxime Coutié à l’émission Tout un matin, Falardeau raconte son escapade chez les Boliviens et Boliviennes en 2017 alors que le pays soulignait les 50 ans de la mort du révolutionnaire sud-américain.

En 2014, le réalisateur Jules Falardeau s'est rendu en Bolivie pour y enseigner le cinéma. Sur place, le constat a été frappant pour lui.

J’ai constaté d’abord l’omniprésence, et aussi l’espèce de sentiment de honte qu’il y a parmi les gens en Bolivie d’être le pays qui l’a vu mourir.

Jules Falardeau

Trois ans plus tard, les commémorations entourant les 50 ans de la mort du Che ont mis la puce à l’oreille du réalisateur. Avec son camarade Jean-Philippe Nadeau Marcoux, il a décidé de partir à l’aventure en Amérique du Sud.

Sur les traces de Che Guevara

Sachant que plusieurs documentaires et films de fiction sur la vie du Che existaient déjà, les deux complices se sont questionnés : par quel bout prendre la riche histoire du révolutionnaire?

Le périple de Juventud Libre (jeunesse libre en français), un groupe qui, il y a 20 ans, a suivi le parcours de Che Guevara dans les montagnes boliviennes, leur semblait la voie à prendre.

Le réalisateur avec un Bolivien devant une immense statue de Che Guevara.

Jules Falardeau pendant le tournage du film « Journal de Bolivie »

Photo : K-Films Amérique

Ils faisaient ça, dans le fond, pour comprendre son sacrifice et celui de ses hommes, explique le cinéaste.

En 2017, le groupe, dont les membres couvrent trois générations, a répété l’expérience. Jules Falardeau et Jean-Philippe Nadeau Marcoux ont suivi, caméra à l’épaule, ces gens lors de leur expédition en autobus.

Voir le Che autrement

Pour plusieurs, ce sont des histoires qu’ils ont entendues de leurs grands-parents, de leurs oncles, sur des révoltes de mineurs. Et là, c’est l’idée d’aller constater sur le terrain.

Jules Falardeau

C’est le cas de celui que l’on surnomme le Rambo bolivien dans le documentaire. Loin d’être un spécialiste en histoire, cet homme a pu voir de ses propres yeux ce que ses grands-parents lui avaient raconté, et cela lui a donné l’impulsion de se renseigner davantage sur le personnage, raconte Jules Falardeau.

Le président bolivien Evo Morales à son arrivée à La Higuera où Ernesto Che Guevara  a été exécuté il y a 50 ans.

Le président bolivien Evo Morales à son arrivée à La Higuera, où Ernesto « Che » Guevara a été exécuté il y a 50 ans.

Photo : Reuters / David Mercado

Voilà l'héritage que souhaite léguer le réalisateur avec son documentaire, après trois ans de dur labeur.

J’espère que le film peut donner une curiosité à ces jeunes qui ne connaissent le Che qu’à travers sa figure.

Le film Journal de Bolivie a pris l’affiche vendredi.

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