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La pandémie va probablement être « très longue », prédit l'OMS

Les alliances se multiplient pour s'assurer un accès à un futur vaccin contre la COVID-19 et les rivalités surgissent à l’échelle internationale.

Une murale à New Delhi qui sensibilise la population à l'importance du port du masque.

À ce jour, près de 17 millions de personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus dans le monde et plus de 680 000 personnes en sont décédées. Cette murale en Inde encourage les gens à porter le masque.

Photo : Getty Images / Sajjad Hussain

Agence France-Presse

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), réunie samedi à Genève, a prévenu que la pandémie de coronavirus allait probablement être « très longue ».

Le comité d'urgence de l'organisation, réuni depuis vendredi pour la quatrième fois afin de réévaluer la pandémie, continue d'estimer que le risque posé par la COVID-19 est très élevé, a indiqué l’OMS dans un communiqué.

Composé de 18 membres et de 12 conseillers, le comité a souligné l'importance d'une réponse qui doit être nationale, régionale et mondiale face à la pandémie, ajoute le communiqué.

Le coronavirus a infecté au moins 17,6 millions de personnes dans le monde et fait plus de 680 000 morts.

Le comité d'urgence a demandé à l'OMS de fournir à tous les pays des consignes pragmatiques sur la façon de répondre à la pandémie, afin de réduire le risque que les réponses à l'épidémie ne s'affaiblissent, dans un contexte de pressions socio-économiques.

Des points à éclaircir

Des échantillons de tests de dépistage dans un centre médical.

Au Canada, plus de 3,9 millions de personnes ont fait un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : afp via getty images / INA FASSBENDER

Le comité recommande également à l'OMS d'accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus, notamment son origine animale et ses éventuels moyens de propagation par voie animale.

Il demande également que soient éclaircis des points comme les modes de transmission (du virus), ses mutations potentielles, l'immunité et les corrélats de protection.

La réunion du comité, qui a duré six heures, s'est déroulée au siège de l'OMS à Genève, avec certains participants reliés par vidéo. Il est prévu qu'il se réunisse à nouveau dans trois mois.

Cette pandémie est une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS

De nombreuses questions scientifiques ont été résolues, nombreuses sont celles qui attendent encore de l'être, a ajouté le directeur de l’OMS. La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durement touchées.

Des techniciens de laboratoire en combinaison de protection dans un centre de recherche.

Un accord a été conclu par Sanofi et GSK avec les États-Unis, pour un financement supérieur à deux milliards de dollars pour la recherche d'un vaccin.

Photo : Getty Images / Joel Saget

Un décès toutes les minutes aux États-Unis

En sinistre position de tête, les États-Unis comptent plus de 157 000 morts, dont plus de 1400 vendredi – un décès toutes les minutes –, suivis du Brésil (plus de 92 000 morts), du Mexique (46 688 décès) et du Royaume-Uni (46 193 morts).

Le Vietnam et les Fidji ont annoncé leur premier mort.

Au Japon, l'état d'urgence a été déclaré dans la région touristique d'Okinawa à la suite d'une propagation explosive du coronavirus, selon les autorités. La population est invitée à se confiner pendant deux semaines et les hôpitaux sont submergés.

Hong Kong affronte également une nouvelle vague de contaminations et a ouvert samedi un hôpital de campagne de 500 lits, après l'annonce la veille du report des législatives à l'année prochaine, officiellement à cause de l'épidémie.

La bataille des vaccins commence

Sur le front médical, signe de la compétition intense entre les États, les alliances se multiplient pour s'assurer un accès à un futur vaccin anti-COVID-19 et les rivalités surgissent.

L'immunologue américain Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses, a jeté un pavé dans la mare vendredi devant le Congrès américain en émettant des doutes sur la sécurité des vaccins actuellement développés par la Russie et la Chine.

Des lits vides installés dans un hôpital de campagne à Hong Kong.

Hong Kong a ouvert un hôpital de campagne de 500 lits samedi pour prendre en charge des malades de la COVID-19.

Photo : Getty Images / Anthony Kwan

Moscou a annoncé cette semaine espérer entamer dès l'automne la production industrielle de deux vaccins conçus par des chercheurs de centres étatiques.

En Chine, un projet de vaccin d'un institut de recherche militaire a été autorisé fin juin dans les rangs de l'armée chinoise, alors même que les dernières phases de test n'avaient pas démarré.

Affirmer disposer d'un vaccin prêt à être distribué avant même de le tester est, selon moi, problématique, pour ne pas dire plus.

Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des maladies infectieuses aux États-Unis

Côté européen, le français Sanofi et le britannique GSK ont annoncé vendredi un accord avec les États-Unis pour un financement de plus de 2 milliards de dollars contre un approvisionnement initial de 100 millions de doses aux Américains. L'Union européenne s'est mise sur les rangs en réservant 300 millions de doses pour une somme indéterminée, pour l'année prochaine.

Le Japon a de son côté signé avec l'alliance germano-américaine Biontech/Pfizer pour s'assurer 120 millions de doses d'un vaccin potentiel.

Cette âpre compétition fait polémique, car elle pose la question de l'accès à l'immunisation des pays à bas revenus.

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