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Une sénatrice de la N.-É. demande au Canada de reconnaître le Jour de l’émancipation

Wanda Thomas Bernard

La sénatrice Wanda Thomas Bernard (Archive).

Photo : CBC / Dalhousie News

Radio-Canada

La sénatrice néo-écossaise Wanda Thomas Bernard demande aux Canadiens de reconnaître le 1er août comme le jour où l’esclavage a été aboli dans l’Empire britannique, et ce, même si plusieurs politiciens ne le reconnaissent pas.

Wanda Thomas Bernard fait pression depuis des années pour que le gouvernement du Canada observe le Jour de l’émancipation chaque 1er août.

Elle a présenté un projet de loi d’initiative parlementaire au Sénat en 2018, mais il a été abandonné par la suite.

Elle continue cependant à faire pression et à rappeler aux Canadiens que même si l’esclavage a été aboli il y a 186 ans, les bases du racisme anti-noir et de la marginalisation sont toujours présentes.

D’un océan à l’autre, nous pourrions faire une pause et reconnaître le Jour de l’émancipation et l’utiliser comme un moment de souvenir, de réflexion et d’action, a déclaré Wanda Thomas Bernard à CBC.

L’histoire que les Canadiens n’apprennent pas

Le 1er août 1834, la loi sur l’abolition de l’esclavage est entrée en vigueur, libérant environ 800 000 personnes réduites à l’esclavage dans les colonies britanniques.

Le Canada était souvent salué comme un refuge pour ceux qui fuyaient l’esclavage grâce au chemin de fer clandestin, mais la réalité pour les Noirs à cette époque était sombre, affirme Wanda Thomas Bernard.

Les promesses de liberté et d’opportunité ne se sont pas réalisées, a-t-elle dit.

Les gens n’ont donc pas reçu de terres ou, si on leur en a données, c’était sur des parcelles beaucoup plus petites et des terres qui n’étaient vraiment pas très fertiles.

Le problème, selon Wanda Thomas Bernard, c’est que cette histoire n’est pas enseignée au Canada.

Je ne peux même pas imaginer comment nos ancêtres ont pu survivre avec le peu de ressources dont ils disposaient, a-t-elle affirmé.

La sénatrice dit qu’il est important de se rappeler que le Jour de l’émancipation n’était pas seulement une célébration il y a 186 ans.

Plusieurs personnes soutiennent que le racisme anti-noir actuel, le profilage racial, l’histoire de la marginalisation sont vraiment enracinés dans cette histoire d’esclavage, a-t-elle déclaré.

À l’heure actuelle, ce jour n’est officiellement reconnu qu’en Ontario.

Avec les informations de Emma Smith, de CBC.

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