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Joie et dépit pour les visiteurs entre le Nouveau-Brunswick et le Québec

Un agent pose des questions à un automobiliste.

Des contrôles sont effectués samedi au pont J. C. Van Horne, qui relie Campbellton, au Nouveau-Brunswick, à Pointe-à-la-Croix, au Québec.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

L'ouverture de la frontière avec le Nouveau-Brunswick pour les régions québécoises limitrophes réjouit plusieurs résidents rencontrés samedi. Pour d’autres, les mesures demeurent trop contraignantes.

Depuis minuit, le Nouveau-Brunswick a ouvert ses frontières aux résidents de deux régions du Québec, soit le Témiscouata, près du Madawaska, et la région d'Avignon, près du Restigouche.

Les résidents québécois peuvent se rendre au Nouveau-Brunswick pour une seule journée, sans effectuer de quarantaine.

Un agent au point de contrôle discute avec un automobiliste dans une file d'attente.

Seuls les déplacements essentiels étaient autorisés jusqu'à maintenant, malgré la création de la bulle Atlantique en juillet.

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Ils doivent s'inscrire en ligne et présenter une preuve d'enregistrement aux agents frontaliers une fois arrivés au Nouveau-Brunswick.

Jusqu'ici, seuls les déplacements pour le travail ou à des fins médicales étaient acceptés.

Carte montrant les régions frontalières du Nouveau-Brunswick et du Québec.

Les régions du Québec qui font partie du jumelage avec le Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Même si cette autorisation ne permet pas de plus longs séjours, les personnes rencontrées à Pointe-à-la-Croix étaient bien heureuses de pouvoir se rendre de l'autre côté du pont J. C. Van Horne pour magasiner, par exemple.

La pandémie, c’est naturellement quelque chose qu’il faut tous respecter, mais la région est tellement petite ici qu’à un moment donné, l’économie ne peut pas se faire juste d’un bord de la rivière, affirme une automobiliste interrogée.

Même chose entre le Madawaska et le Témiscouata : On a plus de choix pour aller faire l’épicerie, on a plus de magasins, veut, veut pas, ça va nous aider, exprime un visiteur.

Pont reliant Campbellton à Pointe-à-la-Croix.

Le pont J. C. Van Horne relie le Québec et le Nouveau-Brunswick dans la Baie-des-Chaleurs.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Par ailleurs, d’autres auraient aimé être autorisés à passer quelques nuits d’un côté ou l’autre de la frontière.

Ça me dérange beaucoup, en plus que j’avais jamais visité le Nouveau-Brunswick, on aurait espéré rester deux trois jours au retour, pis là on n’ose pas!, déplore une touriste.

Les résidents du Nouveau-Brunswick peuvent eux aussi traverser dans ces régions du Québec pour la journée, sans s'isoler au retour. Ils doivent aussi s'enregistrer au préalable.

Cette mesure réjouit le maire d'Edmundston, Cyrille Simard.

La mesure qui a été prise m'apparaît raisonnable, a priori, parce qu'il y a encore un niveau de contrôle. Il y a des gens qui ont beaucoup d'inquiétudes par rapport à la COVID-19, et qui étaient plutôt défavorables à ce genre de mesures-là. Alors il faut essayer de trouver un juste milieu. Je pense que la province a trouvé une façon de le faire.

File d'attente d'automobilistes au point de contrôle entre le Madawaska et le Témiscouata.

Les visiteurs doivent ne pas présenter de symptômes de COVID-19 et ne pas avoir quitté leur communauté au cours des 14 derniers jours, sauf pour se rendre dans une province de l'Atlantique.

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Espérons que ça va donner assez d'information sur le transit normal qu'on a entre nos régions pour qu'on ouvre davantage à un moment donné.

Cyrille Simard, maire d'Edmundston

Du côté du Québec, des élus locaux espèrent qu'il s'agit d'un premier pas vers une ouverture complète de la frontière.

Les élus et les citoyens du Témiscouata, de la MRC d'Avignon et de Listuguj demandaient depuis plusieurs mois au gouvernement du Nouveau-Brunswick de permettre les déplacements de part et d'autre de la frontière, en raison des liens étroits qui existent entre les communautés limitrophes.

Un homme tient une pancarte « Ouvrez nos frontières! », il y a une dizaine de personnes à côté de lui et certains tiennent des drapeaux du Canada.

Différentes manifestations ont eu lieu depuis le printemps pour demander l'ouverture de la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le Nouveau-Brunswick limite l'accès à son territoire depuis mars, en raison de la COVID-19.

D'après les informations de Marie-Jeanne Dubreuil et de Martin Toulgoat

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