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Il y a 13 ans, Cédrika Provencher disparaissait

Cédrika Provencher lors de sa disparition à l'âge de 9 ans.

Cédrika Provencher lors de sa disparition à l'âge de 9 ans.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le 31 juillet 2007, Cédrika Provencher disparaissait près du parc Chapais à Trois-Rivières. Elle avait alors 9 ans. Aujourd'hui, elle serait âgée de 22 ans.

Même 13 ans plus tard, il s’agit d’une journée émotive pour ses proches, comme pour son grand-père paternel, Henri Provencher.

Ce dernier a mis sur pied la Fondation Cédrika-Provencher et n’eût été la crise de la COVID-19, il aurait tenu des activités de sensibilisation en ce 31 juillet, qui est devenu la Journée mondiale de prévention des enlèvements d’enfants.

Autre impact de la pandémie, la Fondation, qui réalise des projets grâce à des dons et des subventions, ne reçoit plus d'argent. Les campagnes de financement sont mises sur pause.

Le grand-père paternel de Cédrika, Henri Provencher devant l'affiche de sa fondation.

Le grand-père paternel de Cédrika, Henri Provencher

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

D'ailleurs, Henri Provencher souligne qu'un projet d'application mobile qui permettrait aux parents qui perdent de vue leur enfant d'alerter les gens autour, dans un certain rayon, tarde à voir le jour, faute d'argent.

Au sujet de la disparition et du meurtre de Cédrika, mais aussi de ceux des deux fillettes à Saint-Apollinaire, Henri Provencher est dévasté.

Ce n’est pas croyable qu’en 2020, il existe encore des choses comme celle-là et je pense qu’il n’y a qu’une seule façon de contrer cela : c’est de travailler en prévention, dit-il.

ll considère donc que la Fondation est encore très importante, 13 ans après la disparition de sa petite-fille. Avec la crise de la COVID-19, Henri Provencher songe à se tourner davantage vers Internet pour continuer à développer des outils pour aider les jeunes à savoir quand il y a du danger et comment réagir par rapport à certaines situations qui les mettraient en danger.

Garder espoir de résoudre une affaire

L’ancien policier et créateur de la balado L’ombre du doute, Stéphane Berthomet, estime que les méthodes d’enquête se sont améliorées tant pour les cas de disparition d'enfants récents que pour ceux qui datent de plusieurs années.

On a fait des bonds de géants, aussi bien en termes de technologie qu’en termes de méthodologie, estime le spécialiste en affaires policières.

Il croit qu’il faut toujours garder espoir de résoudre une affaire.

J’ai tellement vu de situations où l'on croyait qu’on n’allait pas trouver d’élément, de suspect ou de preuve, alors qu’en fait, les choses peuvent tourner, on peut trouver un petit élément qui nous amène à un autre élément ou il y a un témoin qui peut sortir, dit-il.

Le temps, même si au début [...] il joue contre la police, au bout d’un moment, il peut jouer en faveur des autorités.

Stéphane Berthomet, ancien policier et créateur de la balado L’ombre du doute

À ce jour, le ou les responsables de l'enlèvement et du meurtre de Cédrika Provencher n'ont toujours pas été arrêtés.

Les ossements de la jeune fille ont été trouvés en décembre 2015 dans un boisé près de l’autoroute 40 à la limite entre Trois-Rivières et Saint-Maurice.

D’après les informations de Marilyn Marceau

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