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Twitter suspend le compte d’un ancien chef du Ku Klux Klan

Le suprémaciste blanc David Duke

Le compte Twitter du suprémaciste blanc David Duke a été fermé.

Photo : Getty Images / Richard Ellis / Contributor

Agence France-Presse

Twitter a confirmé vendredi avoir fermé le compte de David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan (KKK) et tenant du suprémacisme blanc. Le réseau social lui reproche d’avoir publié plusieurs contenus à caractère haineux.

Selon un porte-parole de la plateforme, le compte a été suspendu de manière permanente pour avoir enfreint à plusieurs reprises la politique en matière de conduite haineuse de Twitter.

Impossible toutefois de savoir quels gazouillis ont mené à cette décision.

Dans sa charte, l'entreprise indique proscrire les publications incitant à la violence contre les personnes en se fondant sur la race, l'origine ethnique, la nationalité, la caste, l'orientation sexuelle, l'appartenance religieuse, l'âge, le handicap ou toute maladie grave.

Présent sur Twitter depuis septembre 2009, David Duke était suivi par plus de 53 000 personnes.

Ce n’est pas la première fois qu’un réseau social le réprimande.

En juin dernier, YouTube a supprimé son compte lors d'une vaste opération contre des chaînes diffusant des contenus suprémacistes et racistes.

Une carrière dans l’extrême droite

Aujourd’hui âgé de 70 ans, David Duke est une célèbre personnalité publique d’extrême droite. À la tête de l’organisation raciste KKK durant les années 1970, il a pris officiellement ses distances du mouvement à la fin de cette décennie.

Il demeure néanmoins un défenseur de la théorie de la supériorité de la race blanche, révisionniste, et s'en prend régulièrement aux personnes juives.

Entre 1989 et 1992, il a accompli un mandat de député, en Louisiane. Il a passé près d'un an et demi en prison au début des années 2000 pour fraude fiscale.

Il s'était déclaré en faveur de Donald Trump lors de la primaire présidentielle républicaine de 2016, un soutien que le milliardaire avait rechigné à désavouer avant de s'y résoudre.

Les réseaux sociaux critiqués

Les réseaux sociaux sont fréquemment accusés de laxisme par des organisations de défense des droits civils au sujet de la modération de publications promouvant la haine ou la désinformation.

Facebook fait l'objet des critiques les plus vives. Le réseau social est sous le coup d'un boycottage publicitaire sans précédent, suivi par plus de 1000 annonceurs, pour l'obliger à mieux réguler ce genre de messages.

La semaine dernière, Twitter a supprimé plus de 7000 comptes liés à la mouvance pro-Trump QAnon, qui répand des théories du complot en ligne.

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