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Embauche de plus d’infirmières pour les écoles : bien des questions en suspens

Une infirmière ouvrant une malette contenant de l'équipement médical.

Les infirmières en santé publique ont un rôle important dans les écoles en tout temps, rappellent les associations d'infirmières en Ontario.

Photo : CBC/Amy Hadley

Radio-Canada

Les associations d’infirmières et infirmiers de l’Ontario accueillent avec optimisme la nouvelle de l’embauche de 500 infirmières pour les écoles dans le cadre du plan de retour en classe. Elles se demandent cependant si ce sera suffisant, surtout après les compressions budgétaires en santé publique de 2019.

Le plan du gouvernement prévoit un financement de 50 millions de dollars pour l’embauche des infirmières qui favoriseront la mise en place de mesures de santé publique et de prévention, notamment en matière de dépistage et de tests.

Vicki McKenna, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, dit d’entrée de jeu que toute hausse du financement de la santé publique est une bonne nouvelle.

Même son de cloche de la part de Doris Grinspun, PDG de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, qui affirme que les infirmières œuvrant auprès des écoles jouent un rôle primordial.

Doris Grinspun en entrevue

Doris Grinspun et son association militent depuis longtemps pour davantage d’infirmiers et d’infirmières dans les écoles.

Photo : Radio-Canada

Elle souligne que les infirmières peuvent aider à dépister des problèmes de santé physique ou mentale, tels que la scoliose ou l’anxiété, et ainsi assurer une intervention rapide.

Elle se demande toutefois si 500 membres de personnel de plus suffiront à répondre à ces besoins, en plus des tâches reliées à la prévention de la COVID-19.

Mme McKenna rappelle que le gouvernement a réduit de 200 millions le budget des bureaux de santé publique en 2019. Les gens ont probablement oublié.

Plusieurs infirmières de santé publique ont perdu leur emploi, explique Mme McKenna, entre autres dans les bureaux de santé de Windsor-Essex et de Haldimand-Norfolk. Ces deux endroits ont fortement été touchés [par la pandémie].

Vicki McKenna affirme que plusieurs infirmières qui travaillent encore sont sous-employées, mais n’est pas sûre qu’il y en a 500 qui sont disponibles pour aller travailler dans les écoles.

Comment allons-nous trouver des infirmiers si rapidement?, demande-t-elle. Dans quel délai le plan peut-il être mis en œuvre ?

Vicki McKenna accorde une entrevue.

Vicki McKenna craint qu'une transition trop rapide vers ce nouveau système ne mette en péril les autres services offerts par les infirmiers et infirmières oeuvrant en santé publique.

Photo : CBC

Mmes McKenna et Grinspun aimeraient que les nouveaux postes soient permanents.

Les écoles ont besoin d'infirmières tout le temps, pas seulement pendant [la pandémie].

Dre Doris Grinspun, directrice de l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario

La responsabilité d'embaucher les infirmiers et les déployer dans les écoles incombera aux bureaux de santé publique.

Le Bureau de santé publique de Windsor-Essex, contacté par Radio-Canada, indique ne pas avoir reçu de consignes de la part du gouvernement pour l'instant.

Même scénario pour les bureaux de santé de Porcupine, du district de Timiskaming ainsi que de Thunder Bay, dans le Nord de l'Ontario.

Avec les informations de Zacharie Routhier

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Santé publique