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Projet Dumont : les nouveaux propriétaires espèrent relancer le projet

Le projet Dumont, de Royal Nickel, à Launay.

Le projet Dumont à Launay.

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Annie-Claude Luneau

Le gisement Dumont, situé à Launay près d’Amos, a changé de main.

Royal Nickel, qui détenait originalement le projet, a changé deux fois de nom dans les dernières années. L’entreprise a vendu ses dernières parts dans le projet le 22 juillet dernier.

C’est maintenant le groupe Magneto Investments qui en détient 100 % de la propriété.

Un morceau de nickel déposé sur un exemplaire du tableau périodique.

Le nickel est de plus en plus recherché pour la construction de batteries destinées aux voitures électriques.

Photo : getty images/istockphoto

L’équipe qui gère le projet demeure cependant la même, comme le confirme Alger St-Jean, chef des opérations pour Magneto Investments, qui travaille lui-même au projet depuis 2007.

En simplifiant la structure de propriété, ça permet de nous concentrer sur la mise en valeur du projet, aller vers les investisseurs potentiels pour trouver un partenaire stratégique pour nous aider à faire avancer le projet.

En attente d’une hausse du prix du nickel

Il y a peu d’activités sur le terrain en ce moment à la mine Dumont. Le projet est en dormance depuis 2015.

Après les audiences du BAPE et les autorisations données par les gouvernements provincial et fédéral, le prix du nickel a chuté et il peine à remonter.

Il se situe aujourd’hui à un peu plus de 6 $ la livre. Or, l’étude de faisabilité, remise à niveau en 2019, prévoit un prix à long terme de 7,75 $ pour permettre une rentabilité.

Demain, si le prix du nickel augmentait de façon importante et qu’on était en mesure de financer le projet, on serait en mesure de débuter l'ingénierie de détail pour le projet, pour ensuite, dans une période d’un an et demi, commencer la construction, assure M. St-Jean.

Monsieur St-Jean est tout de même optimiste et croit que le nickel prendra de la valeur, puisque le métal est de plus en plus demandé pour la construction des batteries de voitures électriques, un marché en pleine croissance.

Une des choses qu’on fait présentement, même si les choses sont tranquilles sur le terrain, on travaille beaucoup du côté des débouchés du traitement naval du concentré de nickel qui vient du projet Dumont, dit M. St-Jean. Qu’est-ce qu’on peut faire pour produire du sulfate de nickel, qui sont les intrants pour la manufacture des batteries ? Les travaux qu’on fait, on a démontré que oui, on peut produire des sulfates de nickel pour alimenter ce marché-là.

On voit que la demande est croissante, on voit que les véhicules électriques prennent une partie de plus en plus importante dans les transports. On prévoit que dans les quelques années à venir, le prix du nickel devrait augmenter dans la zone de 10 $ la livre.

Alger St-Jean, chef des opérations pour Magneto Investments

Une mine d’un milliard de dollars

Le démarrage de la mine nécessitera un investissement de plus d’un milliard de dollars.

La mine pourrait créer 500 emplois et avoir une durée de vie de 30 ans.

On commence à produire à un taux d’environ 50 000 tonnes par jour, c’est environ la même grosseur que la mine Canadian Malartic. Et ensuite, on double cette production-là après 7 ans. On va produire en moyenne 39 000 tonnes de nickel par année., conclut Alger St-Jean.

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Abitibi–Témiscamingue

Industrie minière