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Enquête publique sur la tuerie de la Nouvelle-Écosse : une des commissaires se retire

Une femme assise, le menton appuyée sur son poing fermé, regarde au loin. On voit des drapeaux du Canada derrière elle.

Anne McLellan le 13 décembre 2016 à Ottawa

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

L’une des trois personnes qui devaient présider l’enquête publique sur la tuerie survenue en avril en Nouvelle-Écosse se retire de l’exercice.

L’ancienne ministre fédérale Anne McLellan ne sera pas commissaire.

Mme McLellan continue de soutenir la décision d’une enquête publique. Cependant, elle ne peut s’investir adéquatement pour mener ses responsabilités comme commissaire dans le contexte d’une enquête, annoncent, dans une déclaration commune transmise dans un communiqué vendredi après-midi, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, et le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Mark Furey.

L’enquête se poursuivra et les gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse tiendront les Canadiens et les Canadiennes au courant de la nomination des commissaires pour l’enquête publique, concluent les deux ministres.

Originaire de Nouvelle-Écosse et ancienne députée libérale fédérale dans la région d’Edmonton, Anne McLellan a été ministre fédérale de la Justice de 1997 à 2002 dans le gouvernement de Jean Chrétien, et ministre de la Sécurité publique en 2005 et 2006 dans le gouvernement de Paul Martin. Elle a aussi été vice-première ministre de 2003 à 2006.

Les deux autres commissaires chargés de l’enquête sont Michael MacDonald, ancien juge en chef de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, et l’ancienne cheffe de la police de Fredericton au Nouveau-Brunswick, Leanne Fitch.

Montage photo des visages de Leanne Fitch en uniforme de policière et de Michael MacDonald en complet et cravate.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Leanne Fitch (à gauche) le 10 août 2018 et Michael MacDonald (à droite) le 30 janvier 2019.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Mardi dernier, Ottawa a annoncé qu’une enquête publique complète tenterait d’éclaircir les circonstances de la tuerie des 18 et 19 avril dernier en Nouvelle-Écosse, et les actions des forces policières pendant les événements.

Le massacre, qui a débuté dans la communauté rurale de Portapique et s’est déplacé à travers la province maritime pendant plus d’une douzaine d’heures, a entraîné la mort de 22 personnes avant que l’auteur des faits ne soit abattu.

Avant d’annoncer une enquête publique, les gouvernements du Canada et de la Nouvelle-Écosse avaient plus tôt en juillet annoncé qu’un comité d’examen de trois personnes examinerait les faits entourant la tragédie. Cet exercice, qui prévoyait peu ou pas d’audiences publiques et qui ne donnait pas aux commissaires le pouvoir de forcer qui que ce soit à témoigner, avait été jugé insuffisant, et il avait suscité du mécontentement et entraîné des manifestations.

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