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Des citoyens se plaignent de la dangerosité de l’avenue Belzile à Rimouski

Un véhicule est engagé dans la rue Belzile en pente.

Des panneaux indiquent le passage piétonnier et la voie ferrée au haut d'une côte de l'avenue Belzile, jugée dangereuse par des citoyens de Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des citoyens se plaignent de la dangerosité de l’avenue Belzile au centre-ville de Rimouski pour de nombreuses raisons. Ils ont toutefois l’impression que la Ville tarde à prendre les mesures nécessaires rendre l'avenue plus sécuritaire.

Plusieurs enfants empruntent l’avenue Belzile à pied ou à vélo et j’ai vu beaucoup de gros camions. Je pensais qu’ils n’avaient pas le droit de circuler-là, évoque France Dufresne, une résidente qui habite le secteur.

Or, la Ville soutient que les camions peuvent emprunter l’avenue Belzile pour effectuer des livraisons.

Je ne comprends pas pourquoi la Ville tolère les camions, [qu'ils] peuvent y circuler sachant qu’ils n’ont pas beaucoup de capacité de freiner rapidement à cause de leur inertie, fait remarquer Mme Dufresne.

Les citoyens concernés proposent notamment à la Ville de modifier la limite de vitesse de l’avenue Belzile.

Arrêter au passage piétonnier quand la limite est à 50 km/h, c’est moins simple que si elle était à 30 km/h ou à 40 km/h, soutient Pierre Blier, résident de Rimouski depuis maintenant 30 ans.

Pour sa part, Jean-François Bérubé, qui habite le centre-ville depuis cinq ans, est d’avis que l’avenue n’est tout simplement pas adaptée au secteur résidentiel.

Un véhicule est arrêté à un feu de circulation sur l'avenue Belzile, un peu en pente.

L'intersection de l'avenue Belzile et de la rue Saint-Jean-Baptiste à Rimouski; l'un des endroits jugés dangereux pas des citoyens du quartier.

Photo : Radio-Canada

La vitesse permise et l’absence de trottoirs illustrent bien la situation, selon lui. J’ai vu une vieille dame avec sa marchette qui marchait sur le terre-plein parce qu’il n’y a pas de passage, rapporte-t-il. Pourquoi ça prend autant de temps au niveau de la Ville de faire des changements qui pourraient être tout simples? se questionne quant à lui, Pierre Blier.

Le maire Marc Parent est d’avis qu’il s’agit d’un secteur qui préoccupe la Ville en raison du passage piétonnier, mais que l’avenue Belzile n’est pas considérée un secteur accidentogène.

Inaction de la Ville dénoncée par les citoyens

France Dufresne affirme s’être butée au silence de la Ville alors qu’elle dit faire des demandes aux conseillers depuis plusieurs années. J’ai publié un commentaire sur la page Facebook de la Ville de Rimouski et tout de suite on m’a répondu. On dirait quasiment qu’il faut qu’on fasse des sorties publiques pour voir une petite réaction, déplore-t-elle.

Le maire soutient qu’il existe une multitude d’options pour que les citoyens puissent communiquer avec la Ville.

Marc Parent affirme que les coûts sont faramineux lorsqu’il est question de modifier les limites de vitesse :étant donné que, par défaut, le gouvernement tient pour acquis que la vitesse doit être de 50 km/h dans les rues, ça nous oblige à mettre énormément de signalisation dans un petit périmètre, mentionne-t-il.

C’est un processus complexe pour faire changer les limites et ça nécessite de la rigueur. Cette rigueur-là, on l’a toujours à Rimouski, se défend Marc Parent.

Récemment, la Ville de Rivière-du-Loup a uniformisé les limites de vitesse de toutes les rues du territoire ce printemps.

Les rues sont-elles sécuritaires à Rimouski?

Les citoyens soutiennent que la Ville de Rimouski n’est pas aménagée pour que les piétons puissent marcher de manière sécuritaire.

Le problème que je peux identifier, que ce soit sur Belzile ou sur d’autres avenues, c’est que la Ville préfère la fluidité à la sécurité, déclare le résident Jean-François Bérubé.

D’après un reportage de Michaële Perron-Langlois

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