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8 ans de prison pour un ex-gérant de bar coupable d’agressions sexuelles

Matthew McKnight marche au côté de sa mère devant un des murs du tribunal.

Matthew McKnight et sa mère entrent au tribunal d'Edmonton, le 10 juillet 2020.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

L’ex-gérant de bar d’Edmonton Matthew McKnight devra passer 8 ans derrière les barreaux, pour avoir agressé sexuellement cinq femmes. La Couronne demandait 22 ans et demi.

La juge Doreen Sulyma, de la Cour du Banc de la Reine, a dû interrompre ce qu’elle disait en raison de fortes réactions dans la salle. Matthew McKnight avait été accusé d’agressions sexuelles sur 12 femmes et une adolescente de 17 ans, entre 2010 et 2016. Il a été reconnu coupable dans cinq de ces cas en janvier dernier.

L’homme de 33 ans rencontrait ses victimes dans les boîtes de nuit d’Edmonton où il travaillait. Elles disent toutes qu’il leur payait des verres, et plusieurs disent avoir été droguées à leur insu. Toutes, sauf une, ont été agressées dans la chambre ou la salle de bain de l'appartement du centre-ville d’Edmonton où résidait M. McKnight.

Des victimes qui se sont exprimées en cour ce mois-ci ont parlé des cauchemars, de l’anxiété et des pensées suicidaires qu’elles vivent depuis leur agression.

Une femme a dit que ses bleus se sont effacés, mais pas ses cauchemars.

J’ai attendu longtemps pour être capable de me tenir devant toi et te dire exactement à quel point tu m’as fait du mal. Tu hantes mes rêves et mes journées, a déclaré une autre, autorisée par la Cour à s’adresser directement à son agresseur.

La Couronne demandait deux peines de 4 ans, une de 4 ans et demi et deux peines de 5 ans, pour un total de 22 ans et demi pour l'accusé.

La défense recommandait plutôt des peines de 18 mois à 4 ans pour chacun des chefs d'accusation, pour un total de 5 à 9 ans en prison. L’avocat de M. McKnight avait demandé à la cour de considérer son client comme une personne qui avait un style de vie lié à la culture des bars et de l’alcool et qui a fait des erreurs, et pas comme un prédateur aux gestes prémédités.

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Alberta

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