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Allégations de harcèlement sexuel : le cadre d'un organisme réginois démissionne

Gros plan sur le visage de Dustin Browne qui répond aux questions du journaliste.

L'ex-directeur administratif de l'organisme réginois Street Culture Project a reconnu avoir créé un environnement de travail toxique.

Photo : Mike Zartler

Radio-Canada

Le directeur administratif de l’organisme Street Culture Project de Regina, Dustin Browne, a démissionné de son poste jeudi après que des allégations de harcèlement sexuel à son encontre eurent été publiées sur un compte Instagram de dénonciation.

Il écrit qu’il allait participer à des séances de consultation psychologique afin de mieux comprendre l’impact négatif qu’il a eu sur ses collègues féminines.

Je reconnais avoir tenu pour acquis le pouvoir et le privilège qui m’ont été accordés en tant qu’homme. Mes gestes ont créé un environnement toxique et non professionnel, souligne-t-il en réponse sur Instagram à une publication publique du compte Survivor’s Stories Regina.

Ce compte réginois se veut être une plateforme pour les victimes de violences sexuelles qui veulent raconter leur histoire de façon anonyme.

Des allégations qui n’ont pas été prises à la légère

Avant la réponse publique de Dustin Browne, l’organisme Street Culture Project avait annoncé jeudi sur les médias sociaux qu’une enquête par une tierce partie était en cours en raison du sérieux des accusations.

Sur sa publication, l’organisme a tenu à remercier les personnes qui ont témoigné, sans toutefois nommer Dustin Browne.

Sachez que nous prenons ces allégations extrêmement au sérieux, car elles ne reflètent pas les valeurs véhiculées par Street Culture Project. Cette personne a été immédiatement suspendue, peut-on lire sur le compte Instagram de l'organisme.

La réponse de Dustin Browne est arrivée 30 minutes plus tard.

La publication anonyme sur le compte de dénonciation Survivor’s Stories Regina décrivait un harceleur sexuel en série au sein de l’organisme, sans nommer Dustin Browne.

Cependant, plusieurs personnes qui ont répondu à la publication et qui ont été contactées par CBC/Radio-Canada affirment qu’il s’agissait de lui. Dustin Browne a également écrit sur la publication.

L’auteur anonyme écrivait qu’il avait travaillé pour un organisme qui vient en aide aux jeunes marginalisés, racisés et victimisés. Il était inscrit que l’agresseur présumé est une figure de confiance dans la vie des jeunes et qu’il a une énorme influence sur ses subalternes.

L’auteur décrit un organisme qui demeure toxique et dans lequel le harcèlement sexuel est presque quotidien.

Le message anonyme poursuit ainsi : Cet individu voyait les jeunes comme des objets sexuels, convoitait des adolescentes vulnérables et de jeunes étudiants en stage.

Dustin Browne a travaillé à Street Culture Project pendant plusieurs années. Son profil LinkedIn affirme qu’il a supervisé cet organisme de plusieurs millions, ses nombreux programmes et une centaine d’employés.

En 2013, il a reçu le Prix de la prévention de la criminalité de la part de la ville de Regina ainsi que le prix Future40, de CBC.

Street Culture Project est un organisme à but non lucratif qui travaille avec les jeunes vulnérables de Regina dans le cadre de programmes, d’occasions de travail et de mentorat.

Avec les informations de Kendall Latimer

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