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Des Vancouvéroises détectent du plomb dans du miel après l'incendie de Notre-Dame de Paris

Des abeilles sur des rayons de miel.

Les chercheuses avaient déjà effectué une étude similaire dans la région de Vancouver, mais jamais dans une mégapole comme Paris, où le plomb a été utilisé pendant longtemps.

Photo : Getty Images / Ralph Orlowski

Des niveaux élevés de plomb ont été retrouvés dans des échantillons de miel amassés dans des ruches qui se trouvaient dans le sillage de la fumée provoquée par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, indiquent des chercheuses de l’Université de la Colombie-Britannique.

Dans leur recherche publiée dans Environmental Science & Technology Letters, elles avancent que le miel peut aider à déterminer les sources de pollution environnementale.

Les scientifiques ont analysé la concentration de métaux, dont le plomb, dans 36 échantillons de miel collectés dans des ruches parisiennes en juillet 2019, soit quelques mois après l'incendie qui a détruit une partie de la cathédrale française.

Les concentrations trouvées respectaient les limites prescrites par l’Union européenne pour une consommation sécuritaire, mais le miel des ruches où le vent a soufflé après l’incendie affichait une concentration de plomb jusqu’à quatre fois plus élevée que celui amassé dans les banlieues ou les campagnes avoisinantes.

À cause de la façon dont le vent a soufflé la nuit de l'incendie, la direction dans laquelle le panache de fumée a voyagé est bien définie. Les concentrations de plomb élevées ont été mesurées dans des ruches qui se trouvaient dans le sillon du panache, dit Kate Smith, l'autrice principale de l’étude, dans un communiqué.

Vue de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris en flammes, le 15 avril.

La cathédrale Notre-Dame-de-Paris en flammes, le 15 avril

Photo : AFP/Getty Images / FABIEN BARRAU

Les autrices ont comparé le miel amassé en juillet 2019 à un mélange de miel de la région parisienne recueilli en 2018 et à d’autres échantillons relevés en 2017 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le sud-est de la France.

Le miel contenant la plus forte concentration de plomb a été récolté après le feu dans une ruche qui se trouvait dans un rayon de 5 kilomètres de la cathédrale. Il affichait 0,08 microgramme de plomb par gramme, tandis que le miel amassé dans la région parisienne un an plus tôt affichait 0,009 microgramme de plomb par gramme. La limite imposée par l’Union européenne est de 0,10 microgramme de plomb par gramme pour les sirops, les édulcorants et les jus.

Le miel, un marqueur de pollution

La flèche de Notre-Dame était remplie de plomb, alors cela s’est avéré une occasion de recherche unique, explique la coautrice de l'étude, Dominique Weis.

Nous avons été capables de montrer que le miel est aussi un marqueur utile de la pollution environnementale lors d’un événement aussi polluant que le feu de Notre-Dame de Paris , ajoute-t-elle.

Le plomb était communément utilisé à l’époque de la construction de la cathédrale. Le toit et la flèche de la cathédrale en contenaient des centaines de tonnes. Le feu de 2019 a été assez intense pour transformer le plomb en fines particules dans les airs.

Les chercheuses avaient déjà effectué une étude similaire dans la région de Vancouver, mais jamais dans une mégapole comme Paris, où le plomb a été utilisé pendant longtemps.

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