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Fin de match enlevante pour la première victoire de l'histoire des BlackJacks d'Ottawa

Thomas Scrubb fait une passe vers un coéquipier.

La vétéran Thomas Scrubb a été nommé homme du match dans la victoire des siens.

Photo : Courtoisie : CEBL

Alors que les yeux de la planète basketball étaient tournés vers Orlando, jeudi soir, où la saison de la NBA a finalement repris après quatre mois d'interruption, les BlackJacks d'Ottawa ont discrètement obtenu la première victoire de leur histoire dans la Ligue canadienne élite de basketball (CEBL).

Après s'être inclinés lors de leurs deux premières sorties, les Ottaviens ont su rebondir en l'emportant 78-76 contre les Bandits de la Vallée Fraser dans un match qui a démontré à quel point la règle du Elam Ending peut rendre une fin de match excitante.

J'aime le Elam Ending, parce que ça t'oblige à gagner le match au lieu d'essayer de ne pas perdre, il faut vraiment jouer jusqu'au bout, explique Osvaldo Jeanty, l'entraîneur-chef des BlackJacks.

Qu'est-ce que le « Elam Ending »?

Les matchs de la CEBL se déroulent selon la règle du Elam Ending. Au premier arrêt de jeu lorsqu'il reste moins de quatre minutes au quatrième quart, le cadran n'existe plus. À ce stade, un score cible est fixé, soit le total de points de l'équipe qui mène plus neuf points. Ensuite, la première équipe à atteindre ce score cible l'emporte.

Par exemple, si le ballon sort du terrain avec 3 minutes et 45 secondes à faire au cadran et que le score est de 80-72, la première équipe à atteindre la marque des 89 points remporte le match, indépendamment du temps qu'il lui faudra pour cumuler les points nécessaires.

Je m'habitue toujours au Elam Ending, reconnaît l'ailier fort Jean-Emmanuel Pierre-Charles. Au moins, tu peux contrôler le match avec ta défense et tu n'as pas le temps qui roule contre toi.

Les Bandits ont été les premiers à avoir une chance de l'emporter lorsqu'ils menaient 75-74. Un tir de trois points leur aurait permis de mettre fin au match. Un jeu à trois points d'Olivier Hanlan et un lancer franc de Johnny Berhanemeskel ont toutefois permis aux hommes d'Osvaldo Jeanty de se sauver avec la victoire.

Alors que l'entraîneur-chef avait déploré le manque d'énergie et les relâchements en défense de son équipe à la fin des deux premiers matchs, ça a été tout le contraire jeudi soir. Les BlackJacks ont d'ailleurs réussi à limiter l'électrisant Cameron Forte à 15 points, alors que ce dernier affichait une moyenne de 29 points par match avant la rencontre.

Je crois que défensivement on a été très bon et on a fait le travail sur les rebonds aussi, estime M. Jeanty.

Les BlackJacks ont débuté le match en lion, inscrivant 14 points sans réplique. Même s'ils ont laissé filer leur avance, les joueurs ont démontré une belle force de caractère en refusant de se laisser abattre.

Cette fois-ci on s'est dit qu'on n'allait pas perdre trois matchs et on a continué à être agressif. Ce n'était pas parfait, mais on était plus agressif, retient Jean-Emmanuel Pierre-Charles, qui a célébré son 27e anniversaire mardi.

Parions qu'en soufflant ses bougies dans la bulle de la CEBL à St. Catharines, le gaillard de 6 pieds 8 pouces s'est souhaité bien d'autres victoires au cours des deux prochaines semaines pour, qui sait, peut-être revenir à Ottawa avec un trophée en main.

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