•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Autre débrayage en vue au port de Montréal

Un travailleur surveille le déchargement d'un navire.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain estime que le port de Montréal joue un rôle fondamental dans la sécurité économique du Québec.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Trudel

Radio-Canada

Pendant que la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) dit craindre les effets des débrayages répétés au port de Montréal, le Syndicat des débardeurs du port de Montréal annonce l'arrêt complet du travail à partir de lundi prochain, et ce, jusqu'à vendredi.

Ce syndicat avait amorcé, lundi dernier, une grève de quatre jours qui devait prendre fin ce vendredi 31 juillet.

Mais Martin Lapierre, le président de ce syndicat qui est affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a fait parvenir à l'Association des employeurs maritimes (AEM) un préavis de grève annonçant l'arrêt complet du travail aux deux terminaux de la compagnie Tremont.

Ce sont 355 débardeurs, contremaîtres et hommes d'entretien qui sont visés par cette grève. Selon le conseiller du syndicat, Michel Murray, le conflit porte sur les horaires de travail des débardeurs.

Cet arrêt de travail n'est pas le seul auquel fait face l'Association des employeurs maritimes : mardi soir dernier, la section locale 1657 de l'Association internationale des débardeurs lui a remis un avis disant que ses membres allaient débrayer ce vendredi, pour 24 heures. Selon le syndicat, le litige porte sur la sécurité d'emploi et la juridiction syndicale des tâches des employés.

Le président du syndicat, Ian Mulcahy, affirme que les opérateurs de terminaux ont implanté une technologie dans le but d'éliminer les emplois des vérificateurs.

Pour Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), ça n’a pas de sens qu’un service économique essentiel puisse bloquer comme ça.

En entrevue à Tout un matin, vendredi, M. Leblanc a demandé que ça se règle sans grève.

Il faut trouver une autre solution que la grève, soutient-il, rappelant que le port de Montréal est un service économique essentiel et qu'il y transite des millions de conteneurs chaque année. Des milliers d’entreprises dépendent des services qu'il offre.

Le débrayage vient rajouter un gros poids sur toutes les entreprises, selon lui. Sans compter que ces conflits de travail se déroulent dans un contexte de pandémie, une situation extrêmement fragile, dit-il.

Tout le monde se dit qu’on a plein d’incertitudes, sur nos clients, sur nos contrats à l’international, sur nos ressources, sur notre financement. Et là, nous arrive une incertitude additionnelle dans les chaînes d’approvisionnement.

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM

M. Leblanc ajoute que le port de Montréal joue un rôle fondamental pour la sécurité économique de la province, mais aussi pour l’est du Canada.

Il y a déjà des lignes maritimes qui ont commencé à retarder des déplacements de bateaux, à les détourner, affirme-t-il.

En pareille situation, d'après lui, il faut rapidement nommer un médiateur spécial et que la ministre fédérale du travail s’implique, le tout dans le cadre d’un échéancier très court.

Et si la médiation ne fonctionne pas pendant quelques jours, il faudra imposer un arbitrage et un retour au travail pendant cet arbitrage. Il y aura à ce moment-là des concessions de part et d’autre, croit-il.

Bien qu'il préconise une autre solution que la grève, Michel Leblanc se défend de remettre en cause le droit de grève des syndiqués.

Je ne pense pas que les syndicats, les travailleurs et même les débardeurs qui ont travaillé très fort durant toute la pandémie veuillent prendre l’économie en otage, dit -il. Je ne pense pas que les employeurs veulent que tout s’arrête.

Des conteneurs sont empilés dans un terminal.

Un terminal à conteneurs du port de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Des employeurs veulent l'intervention de l'État

Jeudi, cinq regroupements d'employeurs s'étaient dits extrêmement préoccupés par l'impact sur l'économie de l'escalade des tensions au port de Montréal.

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ), la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) ont appelé tous les gouvernements à intervenir rapidement pour limiter les dégâts pouvant découler du prolongement de cette situation.

Ces employeurs reprochent au Syndicat des débardeurs SCFP d'avoir pris l'économie en otage.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand Montréal

Relations de travail