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L’ouverture du Nouveau-Brunswick suscite des réactions partagées

Pont avec le paysage du Nouveau-Brunswick de l'autre côté de la rivière Ristigouche.

Le pont J.-C.-Van Horne relie le Québec au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Des élus des régions voisines du Nouveau-Brunswick accueillent avec un optimisme prudent la décision d’ouvrir la bulle atlantique à certaines MRC québécoises.

Cette ouverture se fait cependant sous certaines conditions. Les résidents des MRC du Témiscouata et d’Avignon, en plus des membres de la Première Nation de Listuguj, seront autorisés à entrer au Nouveau-Brunswick pour des excursions d’une journée et ne pourront donc pas passer la nuit dans la province.

Une inscription en ligne est également obligatoire sur le site web du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Malgré ces règles, la préfète de la MRC de Témiscouata, Guylaine Sirois, se dit très heureuse pour ses concitoyens.

Les familles, ça fait longtemps qu’elles espèrent ce moment-là, explique-t-elle, puisque de nombreux habitants de la MRC ont de la parenté de l’autre côté de la frontière provinciale.

Carte montrant les régions frontalières du Nouveau-Brunswick et du Québec.

Les régions du Québec et du Nouveau-Brunswick, qui font partie du jumelage annoncé pour le 1er août par le gouvernement néo-brunswickois.

Photo : Radio-Canada

Je pense que ce sera un plus pour les économies des deux côtés [de la frontière], ajoute Mme Sirois en faisant référence aux visiteurs néo-brunswickois qui pourront maintenant se rendre dans les commerces québécois.

Or, pour le maire de Pointe-à-la-Croix, Pascal Bujold, cette ouverture peut être un cadeau empoisonné.

C’est un processus qui est quand même long et qui peut être irritant pour certaines personnes, estime M. Bujold, qui considère comme ridicule l’imposition de restrictions par le Nouveau-Brunswick.

Dans la communauté micmaque de Listuguj, le chef de la Première Nation, Darcy Gray, croit que cette ouverture est un pas dans la bonne direction.

Ça ne répond pas à toutes nos attentes, mais nous pouvons travailler avec cette décision-là. Ça ouvre des portes, a-t-il indiqué en entrevue à l’émission Bon pied, bonne heure.

M. Gray aurait préféré que l’inscription sur le site web du gouvernement ne soit pas obligatoire, mais dit comprendre ce choix, qui facilitera le traçage des cas dans l’éventualité d’une éclosion de COVID-19.

Nos aînés auront peut-être un peu de difficulté à remplir les formulaires en ligne. Nous sommes déjà en train de trouver des solutions, ajoute-t-il tout en soulignant la rapidité du processus en ligne qui se complète en deux minutes.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick nous a répondu par courriel que le volume d'appels sur la ligne téléphonique de préenregistrement a été stable comme à la normale et qu'il n'a pas augmenté malgré l'annonce faite hier du jumelage avec le Québec.

La responsable des communications du gouvernement ajoute que le système approuve automatiquement les demandes d'enregistrement des régions d'Avignon et de Témiscouata. La population peut faire une demande en ligne et obtenir une approbation en quelques minutes.

Impacts pour les terrains de golf

Cette réouverture partielle de la frontière aura également des répercussions sur l'achalandage dans les clubs de golf des régions touchées.

Du côté du Club de golf de la Vallée du Témiscouata, le président André Beaulieu accueille favorablement cette décision, d'autant plus que son club a un partenariat avec celui de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick.

Ça nous permet de voir d'autres terrains pour pas trop cher, explique M. Beaulieu, qui observe d'ailleurs une saison record. J'ose espérer que les gens vont profiter au maximum [de la réouverture de la frontière].

Au Club de golf de Carleton-sur-Mer, la réouverture de la frontière signifie que l'on doit redoubler d'efforts pour retenir certains membres au Québec, car le club a pu recruter de nouveaux joueurs au début de l'été qui, en temps normal, allaient plutôt frapper leurs balles à Campbellton.

On va essayer de les garder avec nous, explique le coordonnateur adjoint du club, Victor Séguin.

Avec les informations de Catherine Poisson

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