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Le soutien communautaire favorable à la santé mentale des jeunes LGBTQ+

Gros plan sur des doigts en V avec à l'arrière le drapeau LGBT.

Il reste beaucoup de travail à faire pour que les jeunes LGBTQ+ se sentent inclus partout en Colombie-Britannique, selon Elizabeth Saewyc (archives).

Photo : The Canadian Press / Mark Blinch

Une nouvelle étude de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) suggère que le soutien communautaire et un climat politique progressiste peuvent aider à améliorer la santé mentale des jeunes LGBTQ+, en particulier celle des filles lesbiennes et bisexuelles.

Les chercheurs ont combiné les données d’un sondage provincial sur la santé des adolescents (Nouvelle fenêtre) avec un inventaire des différents événements et des services de soutien aux jeunes LGBTQ+.

Plus il y a de sources de soutien dans la communauté, moins il y a de chances que ces jeunes soient en détresse, s’automutilent, pensent au suicide ou fassent une tentative de suicide, explique Elizabeth Saewyc. Mme Saewyc est professeure à l’école des sciences infirmières de l’UBC et autrice de l’étude, parue dans Preventive Medicine (Nouvelle fenêtre).

Le soutien communautaire pour les jeunes LGBTQ+ peut prendre des formes variées, comme des haltes-accueil, des défilés de la fierté ou des cafés et des institutions religieuses qui affichent leur appui. C’est basé sur ce que les jeunes ont identifié comme étant des sources de soutien dans leur communauté, précise la professeure Saewyc.

Un climat politique progressiste favorable

Les chercheurs ont utilisé la proportion des électeurs qui ont voté pour le NPD provincial lors des élections de 2013 comme une variable par procuration pour représenter le climat politique progressiste.

Dans les communautés où une proportion dominante de la population, disons 70 %, soutient des opinions politiques progressistes [et donc, a voté pour le NPD], nos analyses suggèrent que la probabilité de tentatives de suicide pour les filles des minorités sexuelles serait inférieure à la moitié par rapport aux communautés où personne ne vote pour le NPD, peut-on lire dans l’étude.

Chaque tranche de 10 % à un petit effet, mais cet effet est cumulatif, affirme Elizabeth Saewyc.

Une différence d’impact sexuée

L’effet positif du climat politique progressiste et du soutien communautaire est plus prononcé chez les filles lesbiennes et bisexuelles que chez les garçons. La cause de cette différence demeure floue, mais plusieurs explications sont possibles.

Les filles des minorités sexuelles avaient une incidence plus élevée de comportements suicidaires que les garçons des minorités sexuelles, il y a donc une plus grande marge d'amélioration chez les filles, peut-on lire dans l’étude. Elles font aussi face à du sexisme structurel avec lequel le climat social et politique pourrait interférer.

Du travail à faire

Quoi qu’il en soit, l’essentiel pour la professeure Saewyc est que ces résultats pointent vers des pistes de solutions pour combattre les dommages causés par la stigmatisation. Il y a beaucoup de stratégies identifiées par les jeunes comme contribuant à leur sentiment de sécurité et d’inclusion dans la communauté, résume-t-elle, et notre recherche suggère que ça contribue effectivement de façon positive à leur santé mentale.

Manifestement, nous devons en faire plus pour créer un environnement réellement inclusif, et il y a beaucoup de place à l'amélioration en Colombie-Britannique, conclut Elizabeth Saewyc.

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Santé physique et mentale