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Soulagement et appréhensions au sujet du retour à l’école en Ontario

La question du port du masque obligatoire continue de faire sourciller les élèves.

Une salle de classe vide

Une salle de classe vide

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Alors que le gouvernement Ford a annoncé son plan pour la rentrée en septembre, certains élèves accueillent avec appréhension et soulagement la présence dans les salles de classe ontariennes. Toutefois, la question du port du masque obligatoire fait sourciller.

Le gouvernement Ford a annoncé que les élèves de la maternelle à la 8e année retourneront en classe cinq jours par semaine au sein d'une même cohorte en septembre. Le port du masque sera quant à lui obligatoire dès la 4e année.

Pour les élèves de la 9e à la 12e année, le ministère de l'Éducation désigne 24 conseils scolaires qui devront rouvrir leurs écoles secondaires selon un modèle hybride adapté. Les autres assureront un retour en classe à temps plein.

Nicolas Montberti, qui va commencer la 7e année à l’école élémentaire catholique Sainte-Thérèse, se réjouit à l’idée de retourner en classe. Pour lui, retour à l’école est synonyme de retrouvailles avec ses amis.

Quand on est à la maison, on peut être distrait plus facilement avec les jeux vidéos, mais quand on est à l’école, on doit étudier, explique l’élève de la région de Windsor.

Il concède que le port du masque sera gênant. Il dit toutefois comprendre les raisons qui ont poussé à prendre une telle mesure.

Thérèsita Lehani est élève en 8e année à l’école élémentaire catholique Saint-Edmond.

Je suis excitée de pouvoir revoir mes amis, s’exclame-t-elle en entrevue avec Radio-Canada.

Elle ne se formalise toutefois pas du port du masque. Selon elle, il y aura une période d’adaptation, mais elle dit ne pas être dérangée par cette mesure.

L’élève de 8e année note que parfois, avec les cours en ligne, la connexion Internet n’était pas toujours stable, ce qui rendait l’apprentissage plus difficile. Pour elle, le retour en classe devrait régler ce problème.

Cora Hewitt, qui fréquente l’école élémentaire catholique Monseigneur-Augustin-Caron, est en 7e année. Elle concède que le retour à l’école sera un défi.

Ça va être différent, de porter un masque tout le temps et ne pas voir le sourire des autres.

Cora Hewitt, élève de 7e année

Elle se réjouit toutefois de pouvoir retrouver ses camarades de classe.

Une salle de classe vide.

Une salle de classe vide.

Photo : Getty Images / Martine Doucet

Soulagement chez certains parents

Audace Ndayishimiye, dont les enfants vont à l’école dans la région de Windsor, estime que le gouvernement a pris la bonne décision en ce qui a trait au retour des enfants à l’école en septembre.

C’est une bonne nouvelle parce qu’étudier à la maison, ce n’était pas idéal, s’exclame-t-il en entrevue.

M. Ndayishimiye note que le gouvernement n’avait pas d'autre choix que de prendre une décision puisque l'incertitude, à l’approche de la rentrée, était insoutenable pour les parents.

Selon ce père de quatre enfants de moins de dix ans, le risque était nécessaire.

On ne sait pas quand ça va finir, et je ne crois pas que ça va aggraver la situation parce que d’autres mesures sont prévues pour accompagner le retour en classe.

Audace Ndayishimiye, père

Il espère que le gouvernement sera flexible dans son plan au cours de l’année scolaire étant donné que la situation peut changer bien vite avec la pandémie de la COVID-19.

Inangorore Signoline, qui a deux enfants de moins de six ans, salue également la décision.

Elle note que les enfants ont besoin de pouvoir socialiser.

L’école, ce n'est pas seulement les mathématiques, le français et les sciences. C'est aussi le savoir-vivre avec les autres.

Inangorore Signoline, mère

Basile Bakumbane, parent de Windsor, estime que le retour en classe est une bonne chose, notamment parce que les cours en ligne étaient parfois problématiques pour les jeunes.

Il y a des parents qui devaient reprendre le travail. Surtout ceux qui ont des enfants à l’élémentaire. S’il n’y avait pas eu d’école, ça aurait été compliqué pour eux, note-t-il.

Une salle de classe vide

La nouvelle école de Conseil scolaire francophone devrait ouvrir en septembre à Duncan

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Le port du masque divise

Basile Bakumbane espère que les écoles seront accommodantes quant au port du masque.

À un moment, s’ils ne peuvent pas porter le masque, ils pourraient tout de même respecter la distanciation physique.

Inangorore Signoline, dont les deux enfants ont moins de six ans, note que le port du masque sera un défi.

J’imagine un enfant de 4e année qui doit porter un masque de 9 h à 16 h, c’est vraiment gênant et inconfortable.

Inangorore Signoline, mère

Je vois même des adultes qui oublient qu’ils doivent mettre leur masque quand ils entrent dans des lieux publics, alors je ne sais pas si ça sera une mesure efficace, conclut-elle.

Avec des informations de Freddy Mata et Gabriel Nikundana

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Toronto

Éducation