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Soulagement et inquiétudes après l’annonce du plan du Manitoba pour la rentrée scolaire

Des pupitres vides dans une classe.

Le gouvernement albertain souhaite le retour en classes des élèves en septembre, avec des mesures sanitaires appropriées.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Les réactions sont nombreuses par rapport au plan de retour à l'école le 8 septembre pour tous les élèves du Manitoba dévoilé jeudi par la province. Enseignants, divisions scolaires et parents d’élèves oscillent entre soulagement par rapport au retour en classe et inquiétudes quant aux dispositifs pour garantir la sécurité des enfants et du personnel.

Le président de l'Association des commissions scolaires du Manitoba, Alan Campbell, affirme que, bien que le plan soit réaliste, certains parents seront préoccupés par la santé et la sécurité de leurs enfants.

Après cette annonce, il souligne que les conseils scolaires vont maintenant pouvoir commencer à élaborer des plans plus concrets pour l'automne même s’ils reste vigilants, car les choses pourraient changer très rapidement.

Selon lui, le plus grand défi sera de rassurer les familles et le personnel que les écoles seront sécuritaires en septembre.

Pour les divisions scolaires, c’est désormais un véritable contre-la-montre qui s’est enclenché pour pouvoir être fin prêt à la rentrée.

Nous attendons septembre avec impatience, explique le directeur de la division scolaire de Seven Oaks, Brian O'Leary. Il ajoute que la situation des écoles secondaires sera un plus grand défi et que tous les élèves ne pourront pas avoir un enseignement en classe à temps plein.

Nous avons beaucoup de travail à faire, école par école pour nous conformer au plan.

Brian O'Leary, directeur Division scolaire Seven Oaks

Plusieurs questions demeurent

James Bedford, le président du syndicat d’enseignants Manitoba Teacher Society (MTS) n’a pas été surpris du plan proposé par la province. Il est toutefois resté sur sa faim sur comment seront géré les absences d’enseignants en cas de maladie. Il craint que, dans ce cas-ci, il n’y ait pas de suppléants pour [enseigner aux] élèves.

Le directeur général de la division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge, s’attendait lui aussi au scénario présenté par le ministère de l’Éducation.

Il précise que pour la DSFM, l’objectif est d’avoir à minima les élèves de la maternelle à la 12e année dans les salles de classe toute la journée.

Alain Laberge soulève néanmoins plusieurs questions sans réponses : est-ce que le nombre de salles de classe est suffisant? Est-ce qu’on va avoir assez d’enseignants?

Nous craignons de manquer d’espace dans la plupart de nos écoles en ville et dans certaines écoles en dehors qui sont déjà à pleine capacité et pour lesquelles nous avons déjà besoin de portatives.

Alain Laberge, directeur général, DSFM

Pour maximiser cet espace d’enseignement, l’administration de la division scolaire envisage de récupérer des endroits comme les gymnases, les salles de musique, et des espaces vacants communautaires comme les sous-sols d’église, explique Alain Laberge.

Il estime que le plan pour la rentrée scolaire dans les écoles de la DSFM est généralement prêt et qu'il ne reste qu'à le peaufiner.

Un soulagement pour les parents

Pour Brigitte L’Heureux, présidente de la Fédération des parents francophones du Manitoba, cette annonce et le dévoilement de ce plan sont un soulagement pour tous les parents.

Pour le moment on peut planifier le mois de septembre et voir comment concilier travail et famille, affirme-t-elle.

Elle met tout de même en avant que la majorité des retours de parents qu’elle a reçu évoque la santé et la sécurité des élèves.

Elle pense aussi que les parents auront un rôle important à jouer pour expliquer aux enfants la distanciation sociale et les règles d’hygiène.

Le rôle de parents va être d’expliquer la distanciation sociale, de l’importance de se laver les mains.

Brigitte L’Heureux, présidente, Fédération des parents francophones du Manitoba

Concernant l’enseignement en ligne pour certains élèves, Brigitte l’Heureux aimerait que les divisions puissent faire en sorte que les plateformes numériques soient ludiques pour permettre une concentration et un apprentissage optimal.

Un financement insuffisant ?

Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba pense que la province ne dépense pas suffisamment d'argent pour garantir la sécurité dans les écoles.

Le ministre manitobain de l'Éducation Kelvin Goertzen a annoncé une enveloppe de 48 millions de dollars lors du dévoilement de son plan. Cet argent correspond aux économies faites par les divisions scolaires au printemps lorsque le gouvernement avait demandé de réduire les dépenses.. Mais pour le chef du NPD, Wab Kinew, ce montant ne suffit pas.

Il est demandé beaucoup aux parents et aux enseignants, mais les investissements ne sont pas là.

Wab Kinew, chef du NPD du Manitoba

Selon Wab Kinew, les écoles auront besoin d'embaucher plus d'enseignants ou encore de créer plus d'espace pour réduire la taille des classes.

Mardi, le NPD a entre autres demandé à la province de limiter le nombre d'élèves par classe à 15 et de recruter 400 nouveaux enseignants en vue de la reprise des classes. Et pour cela, le parti d’opposition estimait qu’il fallait investir 260 millions de dollars.

Avec les informations de Ezra Belotte-Cousineau, l'Actuel et Jillian Coubrough

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