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Des compartiments secrets chez l'auteur de la tuerie en Nouvelle-Écosse

Des hommes habillés en jaune arrosent avec des boyaux une voiture incendiée.

Des pompiers volontaires à Wentworth, en Nouvelle-Écosse, arrosent les braises d'une des multiples scènes de crime du massacre, le 20 avril 2020.

Photo : Getty Images / Tim Krochak

Radio-Canada

Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont confirmé jeudi qu'au moins une des propriétés de l'individu qui a perpétré la tuerie d'avril en Nouvelle-Écosse dissimulait des compartiments secrets.

Il avait de plus vendu certains de ses biens pour en retirer une somme importante d'argent avant le massacre, selon la GRC.

Toutefois, la police fédérale affirme avoir été incapable de corroborer les allégations selon lesquelles il aurait commis des meurtres antérieurs à la tuerie d’avril et brûlé des corps.

Selon les forces de l’ordre, les recherches menées dans les décombres de la résidence du tueur à Portapique, en Nouvelle-Écosse, n'ont pas permis de trouver de preuves appuyant l’existence d'un quelconque meurtre avant ceux des 18 et 19 avril alors qu’il avait tué 22 personnes.

Compartiments secrets

La GRC a fait ces déclarations en réaction à la publication, plus tôt cette semaine, de parties précédemment caviardées de déclarations de témoins. Ces déclarations avaient notamment été soumises au tribunal par la police dans le but d’obtenir des mandats de perquisition.

Seul ce témoin a fourni des informations selon lesquelles le tireur aurait été activement et récemment impliqué dans l'importation et le trafic de drogue, peut-on lire dans le communiqué publié jeudi par la GRC. Parmi les quelque 700 témoins interrogés, personne d'autre, y compris les proches du tireur, n'a fourni de renseignements semblables.

Les restes d'une voiture calcinée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les décombres de la résidence de Gabriel Wortman à Portapique, le 13 mai 2020.

Photo : CBC/Steve Lawrence

Un témoin avait notamment déclaré que le denturologiste de 51 ans faisait de la contrebande de drogue. Or, la GRC affirme qu'à ce jour, l'enquête n'a pas révélé de preuves voulant que le tireur ait été impliqué dans l'importation ou la vente de drogues illégales et qu'il ait fait partie d'une organisation criminelle.

Seul ce témoin a fourni des informations selon lesquelles le tireur aurait été activement et récemment impliqué dans l'importation et le trafic de drogues illégales, peut-on lire dans le communiqué diffusé jeudi par la GRC.

Selon la GRC, les enquêteurs ont constaté que le tueur avait aménagé des compartiments secrets dans sa résidence de Dartmouth. Ils croient qu'il y en avait sans doute à sa propriété de Portapique, mais celle-ci a brûlé lors des événements des 18 et 19 avril.

Les enquêteurs ont confirmé que, dans sa résidence de Dartmouth, le tireur avait construit des espaces qui semblaient conçus pour cacher des articles. Selon certains renseignements, ces espaces auraient été construits pour cacher des armes à feu, a écrit la GRC.

Somme d’argent importante

Dans son communiqué, la GRC tente aussi d’expliquer pourquoi l’auteur du massacre était en possession d’une importante somme d’argent dans les semaines précédant la tragédie. En juin, le magazine Maclean’s écrivait que Gabriel Wortman avait retiré 475 000 $ peu avant la tuerie.

D’après la GRC, les courriels du tueur révèlent que celui-ci avait retiré des fonds de ses investissements personnels et de ses comptes bancaires.

Le tireur a converti ses placements et a retiré de l'argent comptant parce qu'il croyait que, en raison de la pandémie actuelle, ses actifs seraient mieux protégés s'il les avait en sa possession. Une importante somme d'argent comptant a été retrouvée sur la propriété incendiée du tireur, à Portapique, ce qui corrobore le retrait de fonds effectué avant le 18 avril, qui avait été divulgué auparavant, écrit la police.

Armes acquises illégalement

La GRC a aussi confirmé que le suspect avait acheté des armes aux États-Unis. Une autre arme à feu a été illégalement obtenue au Canada.

Nous continuons d'enquêter sur les transactions d'armes à feu effectuées par le tireur ou toute autre personne. Par conséquent, nous ne pouvons en dire davantage à cet égard pour l'instant, indique la GRC.

La police signale aussi qu’il se rendait fréquemment dans le Maine.

L’auteur du massacre qui a débuté dans la soirée du 18 avril à Portapique, une communauté rurale de la Nouvelle-Écosse, a été tué par la police dans une station-service à Enfield le 19 avril, 13 heures après le début de sa folie meurtrière.

Le gouvernement fédéral a annoncé cette semaine une enquête publique sur la tragédie.

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