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Les vins et spiritueux québécois plus populaires que jamais

Une grappe de raisins sur la vigne.

Les ventes de vins et spiritueux québécois ont explosé au cours des trois derniers mois (archives).

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada

Les ventes de vins et spiritueux québécois ont explosé au cours des trois derniers mois autant dans les succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) que dans les épiceries fines ou encore en ligne.

Selon les chiffres fournis par la SAQ, les ventes de vins d'ici ont bondi de 60 % depuis le début de la pandémie. Un chiffre qui monte à 80 % pour les spiritueux.

Il semble que nos clients ont répondu à l’appel et se sont tournés davantage vers l’achat local, indique Linda Bouchard, agente d’information à la SAQ, dans un échange de courriels avec Radio-Canada Estrie.

Cette tendance fait le bonheur des vignerons de la région. Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de l’Orpailleur, à Dunham, croyait que la pandémie de la COVID-19 allait nuire à ses ventes. C’est tout le contraire qui s’est produit. Les ventes de ses produits ont explosé à la SAQ mais également en ligne.

On a connu une augmentation de 22 % en trois mois. C’est énorme. En général, on a une augmentation de 3 %. [...] C’est inimaginable. On ne l’aurait jamais cru.

Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de l’Orpailleur, à Dunham

Depuis trois mois, il y a un engouement incroyable, lance-t-il. On dirait qu’on se serre les coudes pendant les périodes de crise et là, on le sent. Les gens sont au rendez-vous, s’enthousiasme-t-il.

Cet engouement a accéléré le processus d'embouteillage des produits issus du vignoble.

Déjà des pénuries

Cette popularité pourrait même entraîner une pénurie chez certains vignerons, anticipe Stéphane Lamarre, copropriétaire du vignoble Château de Cartes, également situé à Dunham. Trois des produits offerts par le vignoble sont déjà en rupture de stock.

C’est impressionnant de se faire donner une marque d’amour comme celle-là par les consommateurs.

Stéphane Lamarre, copropriétaire du vignoble Château de Cartes, à Dunham

D’après M. Lamarre, les vignerons auraient tout à gagner à faire que cet engouement perdure dans le temps.

Si on tire le bouchon et que le vin est [moyen] à l’intérieur, ça ne durera pas longtemps. Alors, le conseil que je donne, c’est de mettre du bon vin dans les bouteilles. Il ne faut pas abuser d’une situation, conclut-il.

La récolte 2020 risque par ailleurs d’être très bonne grâce aux faibles précipitations de cet été.

Les épiceries fines prises d'assaut

Les épiceries fines profitent, elles aussi, de l’engouement pour les vins et spiritueux québécois comme c’est le cas à l’épicerie fine Chez Dorville, située à Eastman. Certains produits de niche un peu plus rares sont très recherchés par leur clientèle, indique Christine Bouchard, copropriétaire du commerce.

La petite épicerie utilise notamment les médias sociaux pour en faire la promotion. Les gens arrivent vite, constate Mme Bouchard. Je fais des publications et les gens viennent. Les produits d’exception sont souvent limités, mais les gens en profitent pour connaître d’autres produits, souligne-t-elle.

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Estrie

Bière et vin