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La tordeuse fait des ravages dans la région

Une vue aérienne d'une forêt et d'une rivière.

L’industrie constate que les ravages causés par les chenilles ont avancé de façon fulgurante.

Photo : Courstoisie Groupe Forestra

Radio-Canada

Des entrepreneurs forestiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean victimes des ravages de la tordeuse des bourgeons de l’épinette lancent un cri d'alarme.

La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) et le gouvernement n'ont pu procéder à l'arrosage d'insecticide au printemps en raison de la COVID-19. L’industrie constate que les dommages causés par les chenilles ont progressé de façon fulgurante.

Notre patrimoine forestier est en train d'y passer. Même la jeune regénération est en train d'y passer. Ça va mourir, commente le directeur général de la Groupe Forestra, Claude Dupuis.

Ce vieux routier de la forêt boréale n'a jamais vu une telle dévastation des parterres de coupe causée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Image de drone d'une forêt dans le secteur du Valinouët.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette fait des ravages dans les forêts de la région.

Photo : Courtoisie Groupe Forestra

Sur les monts Valin cette année, ça s'est déplacé sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. On voyait de petits foyers d'infection l'an dernier, puis cette année, c'est rouge. On voit qu'elle est vraiment installée puis l'année prochaine, le bois va être en perdition, poursuit Claude Dupuis.

Le directeur général de Forestra constate que dans une grande zone, presque toutes les épines de sapins sont affectées. La situation serait similaire dans le Bas-Saguenay, dans la Réserve faunique des Laurentides et au nord du lac Saint-Jean.

Le directeur de la Coopérative forestière du Petit Paris, Alain Paradis, croit que si la situation continue de progresser, les conséquences seront désastreuses.

Si ça continue à s'étendre rapidement, on ne fournira pas pour aller récolter toutes les tiges avant qu'elles soient vraiment affectées puis qu'elles ne soient plus bonnes, soulève-t-il.

Président de la Fédération des coopératives forestières du Québec et directeur de la Coopérative forestière de Girardville, Stéphane Gagnon constate lui aussi les effets néfastes de l’absence d’arrosage cette année.

Il faut être préventif. Il faut avoir des plans spéciaux de récolte. Y a-t-il une amélioration en termes de crédit pour aller récolter ce bois-là?

Une citation de :Stéphane Gagnon, président de la Fédération des coopératives forestières du Québec

Arrosage en 2021

À la SOPFIM, on réitère qu'il était impossible de pulvériser de l'insecticide sur les terres publiques ce printemps en raison du coronavirus.

Ce qui devait être arrosé cette année va être arrosé l'année prochaine. En plus, on va voir l'évolution de l'épidémie. En 2021, on va mettre un programme qui va correspondre aux besoins de la forêt, à la hauteur que le gouvernement désire le faire, assure le directeur de la SOPFIM, Jean-Yves Vaillancourt. L'organisme croit qu'une bonne partie des arbres attaqués pourrait être sauvés.

Le bureau du ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, confirme que les survols aériens sont en cours pour évaluer la progression de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Le ministère réitère que les recherches scientifiques démontrent qu’un arbre peut survivre à plusieurs années de défoliation avant de mourir.

D'après le reportage de Gilles Munger

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